Voici un passage du livre de Robert Escande qui fut médecin dans le "désert médical" du haut plateau ardéchois une vingtaine d'années.
"J'ai longtemps hésité avant d'oser écrire ce livre. Comment résumer mes vingt armées d'installation en qualité de médecin généraliste à Saint-Étienne en Montagne ? Il s'est passé tellement de choses bouleversantes, qui ont changé à jamais la vie des habitants de cette paisible commune rurale, et la mienne. Vingt années entre le rire et les larmes, la joie et la détresse, le bonheur et la souffrance, entre la vie et la mort. Le quotidien en bref d'un médecin de campagne, dont le métier est aussi bien d'assister aux accouchements que de fermer les yeux des morts. La routine d'un travail déjà profondément complexe, et dans le contexte de l'installation à Saint-Étienne en Montagne, considérablement amplifié par la caisse de résonance du désert médical du haut plateau ardéchois. Mes succès et mes échecs n'auront pas les mêmes conséquences sur cette terre oubliée des dieux, balayée par la Burle, coupée du monde par des mois de neige formant sur des routes déjà chaotiques des congères infranchissables. L'exercice de mon «art médical» n'aura pas la même incidence ici que dans ma ville natale, Marseille, baignée de soleil, sublimée par la Méditerranée, la plus belle des mers, et qui n'avait qu'un seul défaut à mes yeux, responsable de mon lointain exil montagneux : la surpopulation médicale. Ayant la phobie de la salle d'attente vide, situation que j'avais vécue en qualité de remplaçant pendant un an, j'avais pris le contre-pied absolu : j'irais m'installer dans le seul canton de France qui n'avait jamais eu de médecin !
Situation alors inédite à l'époque, qui devint au fur et à mesure des années la dure réalité pour de plus en plus de campagnes.
Situation soi-disant déplorée par nos élus, mais à vrai dire provoquée, soigneusement entretenue par une politique, une fiscalité et une pression administrative écrasante. En réalité, à toutes les échelles du pouvoir, on assiste à une démolition en règle des cabinets médicaux qui subsistent. Tout est fait pour leur substituer des «maisons médicales», où de rares permanences effectuées par des docteurs souvent étrangers, donnent à notre administration le sentiment du devoir accompli, et la jouissance d'avoir remplacé à bon compte des médecins libéraux jugés trop indépendants, pas assez serviles...
Avant de franchir définitivement le pas, et en bon élève de ce que je pensais être à l'époque un comportement confraternel, j'écrivis au président du conseil de l'Ordre de l'Ardèche et aux médecins les plus proches de mon installation. Je leur faisais part de mon désir de venir m'installer en ce lieu, et de ma joie de pouvoir collaborer au suivi médical de cette population si éloignée des hôpitaux. Ils étaient tous étrangement distants de cinquante kilomètres, dans un canton ardéchois en contact de deux autres départements : la Haute Loire, et la Lozère. Sur un point de la carte, pas très loin du village, trois régions différentes se touchaient : le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne, et la région PACA. Situation pour le moins écartelée, dont la bizarre impression de discordance était accentuée par l'extrême diversité du paysage, hésitant entre forêts denses et sombres de conifères dignes des Laurentides du Canada, et vastes steppes d'herbe rase balayées par des vents semblant venus de Mongolie orientale...
Avant d'arriver à Saint-Étienne en Montagne, un panneau signalant le partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique vous mettait en garde, à des centaines de kilomètres d'un quelconque littoral : la pluviométrie ici vous jouerait des tours..."
Vous pouvez vous procurer ce livre ici
Situation alors inédite à l'époque, qui devint au fur et à mesure des années la dure réalité pour de plus en plus de campagnes.
Situation soi-disant déplorée par nos élus, mais à vrai dire provoquée, soigneusement entretenue par une politique, une fiscalité et une pression administrative écrasante. En réalité, à toutes les échelles du pouvoir, on assiste à une démolition en règle des cabinets médicaux qui subsistent. Tout est fait pour leur substituer des «maisons médicales», où de rares permanences effectuées par des docteurs souvent étrangers, donnent à notre administration le sentiment du devoir accompli, et la jouissance d'avoir remplacé à bon compte des médecins libéraux jugés trop indépendants, pas assez serviles...
Avant de franchir définitivement le pas, et en bon élève de ce que je pensais être à l'époque un comportement confraternel, j'écrivis au président du conseil de l'Ordre de l'Ardèche et aux médecins les plus proches de mon installation. Je leur faisais part de mon désir de venir m'installer en ce lieu, et de ma joie de pouvoir collaborer au suivi médical de cette population si éloignée des hôpitaux. Ils étaient tous étrangement distants de cinquante kilomètres, dans un canton ardéchois en contact de deux autres départements : la Haute Loire, et la Lozère. Sur un point de la carte, pas très loin du village, trois régions différentes se touchaient : le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne, et la région PACA. Situation pour le moins écartelée, dont la bizarre impression de discordance était accentuée par l'extrême diversité du paysage, hésitant entre forêts denses et sombres de conifères dignes des Laurentides du Canada, et vastes steppes d'herbe rase balayées par des vents semblant venus de Mongolie orientale...
Avant d'arriver à Saint-Étienne en Montagne, un panneau signalant le partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique vous mettait en garde, à des centaines de kilomètres d'un quelconque littoral : la pluviométrie ici vous jouerait des tours..."
Vous pouvez vous procurer ce livre ici
Actualités
Revue de presse
Dans le Journal du centre du 5 novembre 2011
Revue de presse
Soutien
Le Gouvernement a lancé, il y a quelques mois, un Programme National Très Haut Débit dont l'objectif est de déployer sur 20 ans, le FTTH (fibre à l'abonné) sur tout le territoire national.
Cependant, seules les zones très denses, qui bénéficient déjà d'un accès confortable aux services Internet, sont prioritaires pour un déploiement en fibre optique par les seuls opérateurs privés qui ont 3 ans pour commencer leur chantier. Le « reste » de la France (zones rurales et urbaines non rentables) devra attendre entre 10 et 15 ans pour commencer à voir un bout de fibre, et cela, à la charge financière des seules collectivités territoriales.
Avec 6 autres réseaux d'initiative publique haut débit, Niverlan a co-rédigé un memorandum, rendu public le 1er septembre, et engagé plusieurs actions pour sensibiliser et mobiliser les élus sur le danger d'une deuxième fracture numérique. Une vingtaine d'autres collectivités territoriales nous ont rejoint.
La Commission de l'Economie et du Développement Durable du Sénat a saisi l'Autorité de la Concurrence qui va bientôt nous auditionner. Une proposition parlementaire de Loi est en cours de rédaction.
Dans cet esprit, avec mon collègue Alain LAGARDE, Président de DORSAL, nous vous transmettons une tribune libre qui appelle à la mobilisation générale pour le très haut débit partout et pour tous.. Il est urgent de se mobiliser pour un FTTH qui ne laisse par les ¾ du territoire au bord des chemins.
Fabien BAZIN
Président de NIVERLAN
Cependant, seules les zones très denses, qui bénéficient déjà d'un accès confortable aux services Internet, sont prioritaires pour un déploiement en fibre optique par les seuls opérateurs privés qui ont 3 ans pour commencer leur chantier. Le « reste » de la France (zones rurales et urbaines non rentables) devra attendre entre 10 et 15 ans pour commencer à voir un bout de fibre, et cela, à la charge financière des seules collectivités territoriales.
Avec 6 autres réseaux d'initiative publique haut débit, Niverlan a co-rédigé un memorandum, rendu public le 1er septembre, et engagé plusieurs actions pour sensibiliser et mobiliser les élus sur le danger d'une deuxième fracture numérique. Une vingtaine d'autres collectivités territoriales nous ont rejoint.
La Commission de l'Economie et du Développement Durable du Sénat a saisi l'Autorité de la Concurrence qui va bientôt nous auditionner. Une proposition parlementaire de Loi est en cours de rédaction.
Dans cet esprit, avec mon collègue Alain LAGARDE, Président de DORSAL, nous vous transmettons une tribune libre qui appelle à la mobilisation générale pour le très haut débit partout et pour tous.. Il est urgent de se mobiliser pour un FTTH qui ne laisse par les ¾ du territoire au bord des chemins.
Fabien BAZIN
Président de NIVERLAN
Proposition
Des sénateurs PS ont déposé une proposition de loi visant à instaurer un "nouveau pacte territorial". Le texte reprend une bonne partie des mesures avancées dans le précédent bouclier rural, retoqué par l'Assemblée nationale. Les sénateurs réclament également un moratoire sur la RGPP.
Après le "bouclier rural", une proposition de loi socialiste recalée le 29 mars 2011 par l'Assemblée nationale, les sénateurs du groupe PS, Jean-Jacques Lozach et Renée Nicoux, sénateurs de la Creuse en tête, ont déposé à leur tour un texte visant à instaurer un "nouveau pacte territorial". Cette proposition reprend une bonne partie de celle des députés, tout en l'élargissant pour promouvoir une véritable politique d'aménagement des territoires ruraux. "Il s'agit d'interpeler l'Etat par rapport à un certain nombre de ses missions, a expliqué Jean-Jacques Lozach, mercredi 22 juin, en présentant la proposition à la presse, c'est bien beau les colloques, audits et diagnostics, mais nous voulons des actes et des résultats." Le sénateur a un leitmotiv : "La ruralité peut être une réelle chance pour la France si certaines conditions sont remplies." Des conditions rassemblées dans pas moins de 28 articles. Les sénateurs préconisent une meilleure gouvernance entre l'Etat et les collectivités territoriales, en déclinant la conférence nationale des exécutifs au plan régional et départemental. Les sénateurs proposent aussi de créer un "contrat rural de cohésion territoriale" sur le modèle des contrats urbains de cohésion sociale. Un cadre conventionnel au sein duquel l'Etat, les collectivités locales et leurs partenaires s'engageraient à mettre en œuvre, de façon concertée, des politiques territorialisées de développement solidaire et de cohésion territoriale. Côté services publics, le texte reprend l'idée du bouclier rural, à savoir fixer des limites en temps de trajet pour accéder à certains services : 10 minutes pour l'école, 20 minutes pour un service de médecine générale, 30 minutes pour un service d'urgence, 45 minutes pour une maternité…
Un moratoire sur la RGPP
Les sénateurs réclament aussi un moratoire sur la révision générale des politiques publiques (RGPP) pour "arrêter l'hémorragie causée par le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux", comme l'a souligné Jean-Jacques Lozach, ajoutant que "si la ruralité va mal, c'est la conséquence de la RGPP qui est vécue de manière douloureuse, ajoutée à la désindustrialisation à laquelle l'espace rural n'échappe pas, et aux craintes par rapport à l'avenir, et notamment au gel de dotations de l'Etat et à la réforme des collectivités".
Autres mesures proposées : la création d'une caisse de mutualisation publique contre le chômage des artisans, commerçants et professions libérales, "un filet de sécurité pour permettre le maintien de ces services à la population", a souligné le sénateur de la Creuse, et la création d'une quote-part, dans les ressources collectées à l'échelle départementale par les établissements financiers, qui serait destinée au financement de projets locaux. Enfin, les sénateurs proposent que les mécanismes de péréquation, favorisant l'égalité entre les collectivités locales, permettent dans un délai de dix ans de porter à hauteur de 25% la part des dotations de péréquation au sein de la dotation globale de fonctionnement. Des mesures détaillées pour que les territoires ruraux puissent conserver leur attractivité, mais qui risquent d'avoir du mal à faire leur chemin.
La majorité sénatoriale a déjà opposé en séance une motion de procédure empêchant l'examen du contenu de la proposition de loi prévu le 30 juin. Le texte est renvoyé en commission de l'économie, du développement durable, et de l'aménagement du territoire.
Emilie Zapalski, Localtis, 23 juin 2011
Un moratoire sur la RGPP
Les sénateurs réclament aussi un moratoire sur la révision générale des politiques publiques (RGPP) pour "arrêter l'hémorragie causée par le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux", comme l'a souligné Jean-Jacques Lozach, ajoutant que "si la ruralité va mal, c'est la conséquence de la RGPP qui est vécue de manière douloureuse, ajoutée à la désindustrialisation à laquelle l'espace rural n'échappe pas, et aux craintes par rapport à l'avenir, et notamment au gel de dotations de l'Etat et à la réforme des collectivités".
Autres mesures proposées : la création d'une caisse de mutualisation publique contre le chômage des artisans, commerçants et professions libérales, "un filet de sécurité pour permettre le maintien de ces services à la population", a souligné le sénateur de la Creuse, et la création d'une quote-part, dans les ressources collectées à l'échelle départementale par les établissements financiers, qui serait destinée au financement de projets locaux. Enfin, les sénateurs proposent que les mécanismes de péréquation, favorisant l'égalité entre les collectivités locales, permettent dans un délai de dix ans de porter à hauteur de 25% la part des dotations de péréquation au sein de la dotation globale de fonctionnement. Des mesures détaillées pour que les territoires ruraux puissent conserver leur attractivité, mais qui risquent d'avoir du mal à faire leur chemin.
La majorité sénatoriale a déjà opposé en séance une motion de procédure empêchant l'examen du contenu de la proposition de loi prévu le 30 juin. Le texte est renvoyé en commission de l'économie, du développement durable, et de l'aménagement du territoire.
Emilie Zapalski, Localtis, 23 juin 2011
Proposition
Un digest des propositions socialistes sur la ruralité
1. Rompre avec une représentation du territoire qui marginalise le monde rural
L’espace rural est attractif et diversifié :
Les territoires ruraux sont des territoires d’avenir :
2. Le monde rural est méconnu, méprisé et sacrifié par le gouvernement
La révision générale des politiques publiques (RGPP) et son cortège de fermetures de services de l’Etat dévitalise, déshumanise et met en danger le monde rural :
Le gouvernement n’en a pas fini et ne fait pas mystère de ses desseins pour le monde rural :
3. Le Parti socialiste fait le choix du « bouclier rural » pour défendre et dynamiser les territoires ruraux, et protéger leurs habitants
>> Retrouvez tous les engagements des socialistes dans notre dossier spécial sur le projet
Nous définirons un temps d'accès maximum aux services essentiels (écoles, établissements hospitaliers, accueils de médecine générale) qui permettra de prendre en compte les spécificités des territoires.
Nous œuvrerons au maintien d’un réseau de distribution d’électricité d’une qualité équivalente à celle des villes.
Nous mettrons en place un véritable programme de couverture numérique universelle avec la fibre optique, qui mettra fin à l’isolement technologique des campagnes. L’avenir et l’innovation passent par le très haut débit, les territoires ruraux ne doivent pas en être tenus à l’écart !
Nous créerons de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires qui favoriseront le financement et le dynamisme des zones de développement économique rural et permettront aux artisans et commerçants ruraux d’être mieux soutenus. Nous travaillerons notamment à une meilleure utilisation par les banques de l’épargne prélevée en zone rurale, pour que celle-ci contribue soutenir le développement économique territorial.
Nous veillerons à la desserte de tous les territoires par des transports efficaces, adaptés et écologiques, sous l’égide d’un Ministère de l’Aménagement du Territoire.
Projet socialiste
L’espace rural est attractif et diversifié :
- Plus de la moitié des Français vivent aujourd’hui dans le monde rural
- 8 millions de Français aspirent à quitter les villes pour rejoindre les campagnes
- 35% des ouvriers habitent et travaillent dans le monde rural
Les territoires ruraux sont des territoires d’avenir :
- Lors des dix dernières années, les espaces ruraux ont connu une croissance de 3,5% contre 0,4% pour les pôles urbains
- 75% des cantons ruraux ont un solde migratoire positif
- Dès 1999, plus d’un Français sur deux de 15 à 24 ans vit « à la campagne »
2. Le monde rural est méconnu, méprisé et sacrifié par le gouvernement
La révision générale des politiques publiques (RGPP) et son cortège de fermetures de services de l’Etat dévitalise, déshumanise et met en danger le monde rural :
- 42 établissements de santé, publics et privés à but non lucratif, rayés de la carte sanitaire en milieu rural ;
- Un service public de la justice affaibli et qui disparaît des territoires, pour ne plus compter que 819 juridictions, contre 1206 avant la réforme de la carte judiciaire ;
- Des classes supprimées et des écoles fermées, par manque de professeurs ;
- Un taux de pauvreté en milieu rural qui s’élève à 13,7% (contre 11,3% pour les espaces urbains) avec des pics à 19% pour un tiers des départements ruraux.
Le gouvernement n’en a pas fini et ne fait pas mystère de ses desseins pour le monde rural :
- La poursuite de la diminution des services publics : la « facilité d’accès via Internet à la plupart des services publics allège les besoins de présence administrative territoriale » lit-on sur le compte-rendu du Conseil des Ministres du 5 janvier.
- L’asphyxie des collectivités territoriales, qui suppléaient le désengagement de l’Etat, par la suppression de la taxe professionnelle et la réforme territoriale de la droite.
3. Le Parti socialiste fait le choix du « bouclier rural » pour défendre et dynamiser les territoires ruraux, et protéger leurs habitants
>> Retrouvez tous les engagements des socialistes dans notre dossier spécial sur le projet
Nous définirons un temps d'accès maximum aux services essentiels (écoles, établissements hospitaliers, accueils de médecine générale) qui permettra de prendre en compte les spécificités des territoires.
Nous œuvrerons au maintien d’un réseau de distribution d’électricité d’une qualité équivalente à celle des villes.
Nous mettrons en place un véritable programme de couverture numérique universelle avec la fibre optique, qui mettra fin à l’isolement technologique des campagnes. L’avenir et l’innovation passent par le très haut débit, les territoires ruraux ne doivent pas en être tenus à l’écart !
Nous créerons de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires qui favoriseront le financement et le dynamisme des zones de développement économique rural et permettront aux artisans et commerçants ruraux d’être mieux soutenus. Nous travaillerons notamment à une meilleure utilisation par les banques de l’épargne prélevée en zone rurale, pour que celle-ci contribue soutenir le développement économique territorial.
Nous veillerons à la desserte de tous les territoires par des transports efficaces, adaptés et écologiques, sous l’égide d’un Ministère de l’Aménagement du Territoire.
Projet socialiste
Livre
Un ouvrage collectif aux éditions L’Harmattan
L’ouvrage collectif Ruralités contemporaines. Patrimoine, innovation & développement durable, publié chez l’Harmattan en avril 2011, sous la direction de Rolande Bonnain-Dulon, Jacques Cloarec et Françoise Dubost, regroupe des articles portant sur les nouveaux aspects de la ruralité.
Durant des années, les chercheurs ont arpenté, ausculté, étudié les campagnes dans leur diversité. Ils nous livrent ici un florilège d’articles sur des thèmes illustrant de nouveaux aspects de la ruralité et des tensions nouvelles qui la traversent. Exemples :
La campagne saisie par le patrimoine : des vignobles consacrés par l’Unesco, des traditions culinaires qui se perpétuent dans les cuisines bourgeoises, des produits de terroir mitonnés par les grands chefs, des légumes en voie de disparition cultivés avec amour dans le potager des ménagères...
La campagne saisie par l’écologie : des agriculteurs qui se convertissent au bio, des éoliennes qui surgissent dans le paysage au grand dam des habitants, des pisciculteurs ruinés par le Grand Cormoran, une espèce d’oiseau protégée au titre de la réglementation européenne...
La campagne saisie par la ville et des citadins saisis par la campagne, célébrant la nature et la beauté du pays...
Ruralités contemporaines. Patrimoine, innovation et développement durable
Sous la direction de Rolande Bonnain-Dulon, Jacques Cloarec, Françoise Dubost
Editions L’Harmattan, collection Patrimoines et sociétés, avril 2011, 290 pages, 28 euros.
Pour voir le sommaire
Durant des années, les chercheurs ont arpenté, ausculté, étudié les campagnes dans leur diversité. Ils nous livrent ici un florilège d’articles sur des thèmes illustrant de nouveaux aspects de la ruralité et des tensions nouvelles qui la traversent. Exemples :
La campagne saisie par le patrimoine : des vignobles consacrés par l’Unesco, des traditions culinaires qui se perpétuent dans les cuisines bourgeoises, des produits de terroir mitonnés par les grands chefs, des légumes en voie de disparition cultivés avec amour dans le potager des ménagères...
La campagne saisie par l’écologie : des agriculteurs qui se convertissent au bio, des éoliennes qui surgissent dans le paysage au grand dam des habitants, des pisciculteurs ruinés par le Grand Cormoran, une espèce d’oiseau protégée au titre de la réglementation européenne...
La campagne saisie par la ville et des citadins saisis par la campagne, célébrant la nature et la beauté du pays...
Ruralités contemporaines. Patrimoine, innovation et développement durable
Sous la direction de Rolande Bonnain-Dulon, Jacques Cloarec, Françoise Dubost
Editions L’Harmattan, collection Patrimoines et sociétés, avril 2011, 290 pages, 28 euros.
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Une convention sur ce thème a eu lieu mardi au Palais Bourbon devant plus de 500 personnes. Le parti présidentiel veut reconquérir les agriculteurs, un électorat traditionnellement acquis à la droite mais dont une partie s'est tournée vers le Front national, et l'autre, dans une moindre mesure, vers la gauche.
Le rythme des conventions UMP s'accélère à moins d'un an de la présidentielle. Une cinquième a eu lieu mardi soir au Palais Bourbon sur le thème de la ruralité. «Nous organisons chaque semaine des conventions thématiques à marche forcée car l'idée est de boucler la copie à la fin du mois de novembre pour la remettre au président de la République, souligne Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Je ne sais pas d'ailleurs comment font les autres partis pour approfondir les sujets et préparer leur programme.» Au total, ce sont 20 réunions sur des thèmes d'actualité comme la refondation sociale, l'immigration ou l'intégration qui se tiendront d'ici à novembre. Une convention spécifique sur l'agriculture aura lieu en septembre. Mais ce secteur d'activité qui fait partie intégrante de la ruralité ne pouvait être occulté ce mardi.
«Indépendance alimentaire»
«Le secteur agroalimentaire qui emploie 20% des actifs français est un secteur qui résiste s'il existe une production agricole locale», observe le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob. «Nos 500.000 agriculteurs portent aujourd'hui un élément stratégique et vital qui est celui de l'indépendance alimentaire de la France et de l'Europe», renchérit le leader de l'UMP. Le parti présidentiel veut reconquérir un électorat traditionnellement acquis à la droite mais dont une partie s'est tournée vers le Front national, et l'autre, dans une moindre mesure, vers la gauche. «Nous nous inscrivons dans une logique très volontariste à l'égard des agriculteurs à la différence du PS et ses alliés les Verts qui stigmatisent nos agriculteurs, ou du Front national qui prône la fermeture des frontières», ajoute Copé .
Second point abordé mardi: le renforcement de l'attractivité des territoires ruraux où vivent 20 millions de Français. Même si Jean-François Copé a défendu le bilan depuis 2007 en matière d'accès au haut débit, à la santé ou à l'éducation, il reste du chemin à parcourir. Priorité est ainsi donnée pour le prochain quinquennat sur les services à la personne, le transport à la demande ou la couverture numérique. «Si nous n'apportons pas d'éléments clés de réponse sur des priorités, comme les transports, l'école, l'offre de santé, les services à la personne et la couverture numérique, la vie en zone rurale sera menacée», prévient Jean-François Copé.
Eric De La Chesnais, Le Figaro, 15 juin 2011
«Indépendance alimentaire»
«Le secteur agroalimentaire qui emploie 20% des actifs français est un secteur qui résiste s'il existe une production agricole locale», observe le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob. «Nos 500.000 agriculteurs portent aujourd'hui un élément stratégique et vital qui est celui de l'indépendance alimentaire de la France et de l'Europe», renchérit le leader de l'UMP. Le parti présidentiel veut reconquérir un électorat traditionnellement acquis à la droite mais dont une partie s'est tournée vers le Front national, et l'autre, dans une moindre mesure, vers la gauche. «Nous nous inscrivons dans une logique très volontariste à l'égard des agriculteurs à la différence du PS et ses alliés les Verts qui stigmatisent nos agriculteurs, ou du Front national qui prône la fermeture des frontières», ajoute Copé .
Second point abordé mardi: le renforcement de l'attractivité des territoires ruraux où vivent 20 millions de Français. Même si Jean-François Copé a défendu le bilan depuis 2007 en matière d'accès au haut débit, à la santé ou à l'éducation, il reste du chemin à parcourir. Priorité est ainsi donnée pour le prochain quinquennat sur les services à la personne, le transport à la demande ou la couverture numérique. «Si nous n'apportons pas d'éléments clés de réponse sur des priorités, comme les transports, l'école, l'offre de santé, les services à la personne et la couverture numérique, la vie en zone rurale sera menacée», prévient Jean-François Copé.
Eric De La Chesnais, Le Figaro, 15 juin 2011
Soutien
L’exigence d’une solidarité des territoires est aujourd’hui une chance pour la France. Nous avons besoin de tous nos départements, de tous nos paysages, de toutes nos populations. C’est un élément de notre cohésion nationale et aussi une condition de notre propre développement et croissance. Le bouclier rural, ce n’est pas une protection virtuelle, c’est aussi une arme pour gagner la bataille de la cohésion et la bataille de la croissance.
La Montagne, 24 juin 2011
La Montagne, 24 juin 2011
Cette semaine, l’empereur de Shogoun est Jean-Philippe Huelin, co-auteur de « Recherche le peuple désespérément » (François Bourin, 2009) et de « Voyage au bout de la droite » (Mille et une nuits, 2011)
Nul doute que le vote du monde rural sera un des enjeux du scrutin présidentiel de l’année prochaine. Le PS a fourbi ses armes en travaillant sur un « bouclier rural » qui a été défendu récemment dans le cadre d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale alors que les députés UMP ruraux se regroupaient dans un groupe d’influence appelé « Droite rurale ».
Rappelons que l’élection présidentielle de 2007 s’est très largement jouée dans la capacité des deux principaux candidats à gagner l’électorat populaire, surreprésenté dans le monde rural. A ce jeu, le candidat Sarkozy a surclassé sa rivale puisque la candidate socialiste, qui a certes rattrapé quelques longueurs dans le vote ouvrier par rapport au désastreux résultat de Lionel Jospin an 2002, reste la candidate des villes quand Nicolas Sarkozy se faisait le champion du monde rural. En réalité, le vote socialiste suit un « gradient d’urbanité ) : plus on est proche du centre des villes, plus le score Royal augmente. Loin de la « réalité médiatique », cette coalition sociale des bobos et des banlieues (pour faire très très court) est structurellement minoritaire, la fondation Terra Nova devrait se pencher avec plus de sérieux sur cette réalité. Le défi pour une gauche qui voudrait reprendre le pouvoir dans la durée est donc de reprendre pied, politiquement et culturellement, dans ce monde rural.
Pour ce faire, le « bouclier rural » aborde de front les deux chantiers prioritaires pour le monde rural mais aussi en réalité pour l’ensemble de nos concitoyens : la question de l’égalité, en particulier face aux services publics, et celle de l’emploi. A la première, le texte de la proposition de loi met intelligemment en avant le critère de la durée maximale du trajet entre chaque citoyen rural et les services essentiels. A la seconde, il répond équité en proposant des zones de développement économique rural favorisées par de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires.
Cependant, la perspective doit être bien plus large qu’une série de mesures, aussi indispensables soient-elles. C’est la perception du monde rural par la gauche qu’il faut modifier, c’est la vision souvent méprisante et parfois empreinte de prolophobie des élites urbaines pour la ruralité qu’il faut changer. La gauche doit retrouver le sens de l’épaisseur géographique de la France car l’apparition d’un archipel métropolitain aspiré par le turbo-capitalisme, délaissant et rejetant l’arrière-pays rural est la conséquence géographique de la mondialisation néolibérale. Des élites intégrées d’un côté, des couches populaires de plus en plus écartées du cours du monde de l’autre, cette situation est inacceptable pour tout républicain conséquent.
Finalement, la défense du monde rural, dans cette dimension de la préservation de l’unité nationale et du maintien de l’égalité républicaine entre tous les citoyens, est une des modalités les plus pratiques du combat contre la globalisation.
Jean-Philippe Huelin, Tribune sur le site Shogoun, 12 mai 2011
Rappelons que l’élection présidentielle de 2007 s’est très largement jouée dans la capacité des deux principaux candidats à gagner l’électorat populaire, surreprésenté dans le monde rural. A ce jeu, le candidat Sarkozy a surclassé sa rivale puisque la candidate socialiste, qui a certes rattrapé quelques longueurs dans le vote ouvrier par rapport au désastreux résultat de Lionel Jospin an 2002, reste la candidate des villes quand Nicolas Sarkozy se faisait le champion du monde rural. En réalité, le vote socialiste suit un « gradient d’urbanité ) : plus on est proche du centre des villes, plus le score Royal augmente. Loin de la « réalité médiatique », cette coalition sociale des bobos et des banlieues (pour faire très très court) est structurellement minoritaire, la fondation Terra Nova devrait se pencher avec plus de sérieux sur cette réalité. Le défi pour une gauche qui voudrait reprendre le pouvoir dans la durée est donc de reprendre pied, politiquement et culturellement, dans ce monde rural.
Pour ce faire, le « bouclier rural » aborde de front les deux chantiers prioritaires pour le monde rural mais aussi en réalité pour l’ensemble de nos concitoyens : la question de l’égalité, en particulier face aux services publics, et celle de l’emploi. A la première, le texte de la proposition de loi met intelligemment en avant le critère de la durée maximale du trajet entre chaque citoyen rural et les services essentiels. A la seconde, il répond équité en proposant des zones de développement économique rural favorisées par de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires.
Cependant, la perspective doit être bien plus large qu’une série de mesures, aussi indispensables soient-elles. C’est la perception du monde rural par la gauche qu’il faut modifier, c’est la vision souvent méprisante et parfois empreinte de prolophobie des élites urbaines pour la ruralité qu’il faut changer. La gauche doit retrouver le sens de l’épaisseur géographique de la France car l’apparition d’un archipel métropolitain aspiré par le turbo-capitalisme, délaissant et rejetant l’arrière-pays rural est la conséquence géographique de la mondialisation néolibérale. Des élites intégrées d’un côté, des couches populaires de plus en plus écartées du cours du monde de l’autre, cette situation est inacceptable pour tout républicain conséquent.
Finalement, la défense du monde rural, dans cette dimension de la préservation de l’unité nationale et du maintien de l’égalité républicaine entre tous les citoyens, est une des modalités les plus pratiques du combat contre la globalisation.
Jean-Philippe Huelin, Tribune sur le site Shogoun, 12 mai 2011
Revue de presse
Le PS parle de "bouclier rural", la Droite rurale, un mouvement de l’UMP, préfère le "Plan Marshall de la ruralité". Dans les deux cas, il s’agit de donner un coup d’arrêt à la casse des services publics et, plus spécifiquement, un outil de solidarité avec les territoires ruraux et "périphériques". Extraits
Santé. Accès à un médecin généraliste à vingt minutes en voiture pour le PS, trente minutes pour l’UMP; aux urgences à trente minutes pour le premier, à vingt minutes pour le second; et à une maternité à quarante-cinq minutes pour les deux formations.
École. Pas d’école à plus de vingt minutes et de vingt-cinq minutes pour un collège ou lycée ne disposant pas d’un internat pour le PS. L’UMP veut prendre en compte systématiquement la scolarisation des moins de trois ans lors de l’élaboration des cartes scolaires.
Service public. La Droite rurale prône la mise en place d’au moins un relais de service public dans chaque chef-lieu de canton; le PS souhaite l’accès à trente minutes maximum d’un lieu d’accueil et d’information sur l’emploi et la formation. Intensification de programmes publics d’habitat, notamment en prolongeant la durée de vie (de cinq à sept ans et demi) des Opah (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat).
Activité économique. Le PS opte pour la création de conventions de commerce et de l’artisanat rural prenant en compte leur fonction économique, sociale et territoriale, afin de permettre le maintien d’activités essentielles. Financement assuré par un fonds, abondé par une contribution de la grande distribution. Les deux formations s’accordent pour développer le télétravail avec, pour l’UMP, une réduction de l’impôt sur les sociétés et, pour le PS, une contribution des opérateurs de jeux en ligne (5 % des recettes brutes) afin de développer le haut-débit. L’UMP prône également une exonération de charges pendant cinq ans pour les entreprises qui s’installent dans les zones de revitalisation rurale.
Routes. Chaque préfecture devra, dans une limite de quinze ans, être relié à un réseau autoroutier ou 2X2 voies, pour l’UMP. Le PS est plus vague et opte pour un plan national de financement et de développement des infrastructures garantissant la desserte, le désenclavement et la sécurité par une adaptation des infrastructures routières, ferroviaires, des voies navigables et du réseau des plates-formes intermodales des gares et aéroports par un maillage fin du territoire.
Reportage : PS et UMP entendent revitaliser les campagnes, même si la proposition de loi socialiste vient d'être rejetée à l'Assemblée. En attendant, dans le Centre-Bretagne, on se retrousse depuis longtemps les manches.
À Saint-Rivoal (29), le bar-restaurant allait disparaître. Le Pays Centre Ouest Bretagne (Cob) s'est mobilisé. L'établissement revit et commence à se faire une belle réputation. «En vingt ans, on a contribué à créer 20 commerces de ce type, mais aussi des bars ou crêperies-épiceries», explique Genevière Le Meur, directrice du Pays Cob. «On», ce sont 108 communes, structurées en dix communautés de communes regroupant 104.000 Costarmoricains, Finistériens et Morbihannais. L'union a permis à ces petites collectivités (*) de lutter contre la disparition des services publics ou privés. Pas une sinécure dans ce secteur ne bénéficiant ni de ville-centre ni, pendant longtemps, d'infrastructures routières conséquentes, ni de transports collectifs: «On y supplée par un service à la demande via une centrale de réservation de taxis, pour un tarif raisonnable (2 €)». Il a fallu se battre aussi pour maintenir des services de santé dans une région touchée par un fort taux de cancers, suicides et addictions de tout genres. «Nous avons réussi à installer un médecin spécialiste à Saint-Nicolas-du-Pélem (22), deux généralistes à Maël-Carhaix (22) et une maison médicale à Plouguernével (22)», souligne Jean-Yves Philippe, président du Pays Cob et de la Communauté de communes du Kreizh Breizh (CCKB).
Un riche patrimoine
«À l'échelle du Pays, on travaille avec l'Agence régionale de santé à la mise en place de Maisons pluridisciplinaires de santé à Guémené-sur-Scorff (56), Gourin (56) et Ploerdut (56)». Le Cob a également travaillé sur l'offre en garderies et centres de loisirs aux horaires adaptés aux activités des jeunes couples, pour beaucoup salariés dans l'agroalimentaire. Une éducation musicale de qualité est aussi offerte, grâce à 20 enseignants qui partagent leur temps plein entre les écoles de musique de Rostrenen, Gourin, Carhaix et les établissements scolaires. Les artisans ne sont pas oubliés. Un site internet leur est réservé. D'autre part, Neveo, composé d'entrepreneurs et de conseillers des chambres consulaires, accompagne les porteurs de projets innovants. Le Pays Cob a également initié une filière bois complète, des sylviculteurs aux constructeurs de maisons: «L'accent étant placé sur la basse consommation et la restauration de l'existant, pour préserver le foncier». Un patrimoine naturel à préserver, au même titre que le patrimoine architectural et historique, voire archéologique, nouvelle piste à exploiter par des offices de tourisme très affûtés.
«J'y crois»
«Je crois à ce territoire, affirme Jean-Yves Philippe. On est reconnus, que ce soit à Bruxelles, où on a un correspondant, à Paris où à la Région, où nous avons été placés en tête de ligne pour le très haut débit. Je suis confiant. Le rural va bénéficier de la progression démographique annoncée: plus 600.000 Bretons dans vingt ans. Reste que les défis sont nombreux dont la nouvelle politique agricole commune ou la fiscalité locale qui ne reposera plus que sur les ménages, qui seront en droit d'attendre des services en échange. Nous avons des atouts - qualité de vie, attrait de la Bretagne, nouvelles technologies. À nous d'en tirer parti. Si on ne réussit pas, c'est qu'on n'est pas bons».
Le Télégramme, 14 avril 2011
École. Pas d’école à plus de vingt minutes et de vingt-cinq minutes pour un collège ou lycée ne disposant pas d’un internat pour le PS. L’UMP veut prendre en compte systématiquement la scolarisation des moins de trois ans lors de l’élaboration des cartes scolaires.
Service public. La Droite rurale prône la mise en place d’au moins un relais de service public dans chaque chef-lieu de canton; le PS souhaite l’accès à trente minutes maximum d’un lieu d’accueil et d’information sur l’emploi et la formation. Intensification de programmes publics d’habitat, notamment en prolongeant la durée de vie (de cinq à sept ans et demi) des Opah (Opérations programmées d’amélioration de l’habitat).
Activité économique. Le PS opte pour la création de conventions de commerce et de l’artisanat rural prenant en compte leur fonction économique, sociale et territoriale, afin de permettre le maintien d’activités essentielles. Financement assuré par un fonds, abondé par une contribution de la grande distribution. Les deux formations s’accordent pour développer le télétravail avec, pour l’UMP, une réduction de l’impôt sur les sociétés et, pour le PS, une contribution des opérateurs de jeux en ligne (5 % des recettes brutes) afin de développer le haut-débit. L’UMP prône également une exonération de charges pendant cinq ans pour les entreprises qui s’installent dans les zones de revitalisation rurale.
Routes. Chaque préfecture devra, dans une limite de quinze ans, être relié à un réseau autoroutier ou 2X2 voies, pour l’UMP. Le PS est plus vague et opte pour un plan national de financement et de développement des infrastructures garantissant la desserte, le désenclavement et la sécurité par une adaptation des infrastructures routières, ferroviaires, des voies navigables et du réseau des plates-formes intermodales des gares et aéroports par un maillage fin du territoire.
Reportage : PS et UMP entendent revitaliser les campagnes, même si la proposition de loi socialiste vient d'être rejetée à l'Assemblée. En attendant, dans le Centre-Bretagne, on se retrousse depuis longtemps les manches.
À Saint-Rivoal (29), le bar-restaurant allait disparaître. Le Pays Centre Ouest Bretagne (Cob) s'est mobilisé. L'établissement revit et commence à se faire une belle réputation. «En vingt ans, on a contribué à créer 20 commerces de ce type, mais aussi des bars ou crêperies-épiceries», explique Genevière Le Meur, directrice du Pays Cob. «On», ce sont 108 communes, structurées en dix communautés de communes regroupant 104.000 Costarmoricains, Finistériens et Morbihannais. L'union a permis à ces petites collectivités (*) de lutter contre la disparition des services publics ou privés. Pas une sinécure dans ce secteur ne bénéficiant ni de ville-centre ni, pendant longtemps, d'infrastructures routières conséquentes, ni de transports collectifs: «On y supplée par un service à la demande via une centrale de réservation de taxis, pour un tarif raisonnable (2 €)». Il a fallu se battre aussi pour maintenir des services de santé dans une région touchée par un fort taux de cancers, suicides et addictions de tout genres. «Nous avons réussi à installer un médecin spécialiste à Saint-Nicolas-du-Pélem (22), deux généralistes à Maël-Carhaix (22) et une maison médicale à Plouguernével (22)», souligne Jean-Yves Philippe, président du Pays Cob et de la Communauté de communes du Kreizh Breizh (CCKB).
Un riche patrimoine
«À l'échelle du Pays, on travaille avec l'Agence régionale de santé à la mise en place de Maisons pluridisciplinaires de santé à Guémené-sur-Scorff (56), Gourin (56) et Ploerdut (56)». Le Cob a également travaillé sur l'offre en garderies et centres de loisirs aux horaires adaptés aux activités des jeunes couples, pour beaucoup salariés dans l'agroalimentaire. Une éducation musicale de qualité est aussi offerte, grâce à 20 enseignants qui partagent leur temps plein entre les écoles de musique de Rostrenen, Gourin, Carhaix et les établissements scolaires. Les artisans ne sont pas oubliés. Un site internet leur est réservé. D'autre part, Neveo, composé d'entrepreneurs et de conseillers des chambres consulaires, accompagne les porteurs de projets innovants. Le Pays Cob a également initié une filière bois complète, des sylviculteurs aux constructeurs de maisons: «L'accent étant placé sur la basse consommation et la restauration de l'existant, pour préserver le foncier». Un patrimoine naturel à préserver, au même titre que le patrimoine architectural et historique, voire archéologique, nouvelle piste à exploiter par des offices de tourisme très affûtés.
«J'y crois»
«Je crois à ce territoire, affirme Jean-Yves Philippe. On est reconnus, que ce soit à Bruxelles, où on a un correspondant, à Paris où à la Région, où nous avons été placés en tête de ligne pour le très haut débit. Je suis confiant. Le rural va bénéficier de la progression démographique annoncée: plus 600.000 Bretons dans vingt ans. Reste que les défis sont nombreux dont la nouvelle politique agricole commune ou la fiscalité locale qui ne reposera plus que sur les ménages, qui seront en droit d'attendre des services en échange. Nous avons des atouts - qualité de vie, attrait de la Bretagne, nouvelles technologies. À nous d'en tirer parti. Si on ne réussit pas, c'est qu'on n'est pas bons».
Le Télégramme, 14 avril 2011
La France rurale n’est pas qu’une population agricole, elle est diverse sociologiquement : 35 % des ouvriers y habitent et y travaillent. Ces vingt dernières années, essentiellement parce que le coût du logement dans les villes-centres ou à leur périphérie immédiate était devenu trop élevé, des néoruraux se sont installés à la campagne. La France rurale, ce sont des paysages que travaillent et entretiennent des paysans, mais c'est aussi un facteur d'attractivité de la France à l'international, et d'abord pour le tourisme. Reste que les images d'Epinal ont la vie dure. La représentation médiatique de la ruralité n'échappe pas à la caricature. La réalité vécue est souvent différente : alors que 75 % des cantons ruraux connaissent un solde migratoire positif, les territoires ruraux sont largement abandonnés.
Nous défendrons la vitalité et la cohésion des territoires ruraux. Nous proposerons un « bouclier rural » pour protéger les habitants et retisser du lien social, dynamiser les territoires, créer des synergies entre les villes et les campagnes, garantir un temps d’accès maximum aux services essentiels (accueils de médecine général, avec des maisons de santé rurales, établissements hospitaliers autour de bassins de vie, écoles élémentaires et collèges, bureaux de poste, etc.).
Nous maintiendrons une qualité du réseau de distribution de l’électricité équivalente à celle des villes.
Nous développerons un véritable programme de couverture numérique universelle, avec partout et pour tous, la fibre optique pour mettre fin à l’isolement technologique.
Pour encourager la création de richesse, en lien avec les intercommunalités, les Départements et les Régions, des zones de développement économique rural verront le jour, favorisées par de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires. La création de petites entreprises sera stimulée, notamment pour mettre en place les activités et les commerces de proximité, souvent cruellement manquantes, en amenant les banques à réserver une part de l’épargne prélevée pour soutenir dans ces lieux des actions de développement. Là aussi, nous expérimenterons à partir des politiques qui ont le mieux réussi dans les collectivités que nous dirigeons.
Un ministère de l’Aménagement du territoire, disposant de moyens réels, veillera à la desserte et au développement des transports.
Nous défendrons la vitalité et la cohésion des territoires ruraux. Nous proposerons un « bouclier rural » pour protéger les habitants et retisser du lien social, dynamiser les territoires, créer des synergies entre les villes et les campagnes, garantir un temps d’accès maximum aux services essentiels (accueils de médecine général, avec des maisons de santé rurales, établissements hospitaliers autour de bassins de vie, écoles élémentaires et collèges, bureaux de poste, etc.).
Nous maintiendrons une qualité du réseau de distribution de l’électricité équivalente à celle des villes.
Nous développerons un véritable programme de couverture numérique universelle, avec partout et pour tous, la fibre optique pour mettre fin à l’isolement technologique.
Pour encourager la création de richesse, en lien avec les intercommunalités, les Départements et les Régions, des zones de développement économique rural verront le jour, favorisées par de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires. La création de petites entreprises sera stimulée, notamment pour mettre en place les activités et les commerces de proximité, souvent cruellement manquantes, en amenant les banques à réserver une part de l’épargne prélevée pour soutenir dans ces lieux des actions de développement. Là aussi, nous expérimenterons à partir des politiques qui ont le mieux réussi dans les collectivités que nous dirigeons.
Un ministère de l’Aménagement du territoire, disposant de moyens réels, veillera à la desserte et au développement des transports.
Fruit d’un travail de plus de deux années du laboratoire des idées et d’élus de nombreux départements ruraux, le bouclier rural vient d’être intégré au programme du parti socialiste pour l’élection présidentielle.
Bien loin des errements de la droite rurale, qui n’en a que le nom, à rebours d’un plan Marshall jamais inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale – à l’image des promesses pour les banlieues-et à des années lumières d’un président qui méprise les campagnes, le bouclier rural c’est un socle de droits et la boîte à outils concrète du développement rural.
Instruits par l’expérience, nous savons que l’égalité républicaine ne se reconstruira pas sans la loi. Il faut ce choc de confiance. C’est pourquoi nous demandons que la loi fixe des délais d’accès aux services publics, et d’abord pour la santé et l’éducation. On ne peut accepter, au XXIe siècle, que des territoires ruraux soient à plus de trente minutes d’un service d’urgence ou à plus de quarante-cinq minutes d’une maternité.
Nous considérons également qu’il faut rapprocher des habitants des communes rurales le service public de l’emploi, quand la RGPP, la régression générale des services publics, a tout fait au contraire, ces dernières années, pour éloigner des citoyens le service public de l’emploi.
La loi doit permettre de reconstituer ce maillage républicain, non pas celui de la IIIe République – lequel avait d’ailleurs représenté en son temps un progrès considérable – mais celui du XXIe siècle, celui d’une République de tous les territoires.
Dans d’autres domaines, nous faisons des propositions qui n’ignorent pas l’économie des territoires ruraux. Nous considérons que les travailleurs indépendants, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, mais aussi les professionnels de la culture ou de l’informatique qui vivent dans le monde rural et qui sont aujourd’hui plus de deux millions, sont cruellement dépourvus de protection face au chômage, alors qu’ils forment la grande partie des emplois du monde rural. Une caisse de mutualisation permettrait d’amorcer cette sécurité des parcours professionnels que nous souhaitons pour tous les Français.
Pour l’activité de ceux des commerces qui remplissent quasiment une mission de service public, nous proposons un contrat sur le modèle des contrats territoriaux d’exploitation agricole.
Nous avons également proposé de faire évoluer de façon radicale les pratiques bancaires. Aux États-Unis en effet, dans de nombreux territoires, les banques sont obligées de réinvestir dans l’économie locale ou dans des activités d’intérêt général une partie des sommes qu’elles ont collectées.
La couverture numérique du territoire en haut débit, et surtout en très haut débit, doit être conduite et orientée par un pilotage volontaire de la puissance publique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le marché ne peut pas tout, les opérateurs ne sont pas des aménageurs, il n’y a ni financement à la hauteur des enjeux, ni vrai pilote dans l’avion.
A 400 jours de l’élection présidentielle, le parti socialiste est en ordre de marche pour redynamiser nos campagnes et remettre la République au village !
C’est maintenant en 2012 que nous donnons rendez vous à tous ceux qui veulent reconstruire la République et l’égalité réelle entre les hommes et entre les territoires de notre pays.
Fabien Bazin, maire de Lormes
Jean-Philippe Huelin, animateur du blog "Vers un bouclier rural"
Tribune
Dans son éditorial de l'hebdomadaire de "La Terre" du 5 avril 2011, Patrick Le Hyaric, député européen communiste, voit dans l'idée de "bouclier rural" un sujet transversal qui rassemble la gauche. Comment ne pas le suivre ?
Le groupe des députés socialistes, soutenu par toute la gauche, a mis en débat la semaine dernière au Parlement le projet d’un bouclier rural pour une égalité réelle des territoires.
Cette proposition, que la droite a refusée à l’Assemblée nationale, peut être liée aux initiatives d’André Chassaigne et de Jean Lassalle, il y a quelques mois. Ces initiatives et les idées qui y sont émises sont précieuses au moment où la mondialisation capitaliste déchire les territoires, démolit la production agricole familiale, réduit les services publics, met à mal le petit commerce et l’artisanat et appauvrit les familles populaires.
Un bouclier serait un outil de protection des populations et de la vie des territoires. Un bouclier signifierait que le pouvoir défend les services publics comme les hôpitaux, les lignes de chemin de fer, les tribunaux, les écoles, les services de la poste. Ce serait donc le retour de l’État dans toutes ses dimensions dans les campagnes. Un bouclier rural et social devrait aussi être un moyen pour obtenir une politique européenne et nationale qui maintienne la petite et moyenne agriculture, riche en emplois, productrice d’une alimentation de qualité, qui impulse de nouveaux projets d’installation de jeunes. C’est donc contradictoire avec le traité de Lisbonne qui prône l’Euro fort et le libre échangisme mondial, qui détruit les territoires et appauvrit les êtres humains.
Évidemment cela passe par une rémunération du travail grâce à des prix de base. Défendre les services publics et donner un nouvel élan à l’agriculture appelle donc de tourner le dos aux orientations du traité de Lisbonne et aux critères du nouveau projet dit « pacte pour l’euro » qui porte en germe une aggravation considérable de la vie à la campagne.
Les élus locaux agissent sans relâche pour faire vivre la ruralité. Mais sans acte politique volontaire fort, il sera impossible de revitaliser les campagnes, tout en ré-humanisant les villes.
Des efforts considérables et volontaires doivent être en effet développés pour que les populations, les collectivités, les artisans ou les petites entreprises accèdent partout aux nouvelles technologies, ou encore pour inventer des systèmes nouveaux, incitatifs à l’installation d’activités économiques valorisant les productions agricoles et des aides au mouvement coopératif et associatif.
Mais une donnée nouvelle extrêmement importante doit être prise en compte. Celle qui fait que désormais des territoires ruraux deviennent des zones de relégation. Des travailleurs, des familles populaires ne pouvant plus vivre en ville, s’installent à la campagne. Ils peuvent être évalués à onze millions, quasiment « invisibles » et qui sont parmi les plus pauvres. Ceux qui travaillent paient au prix fort leur carburant pour aller au travail, faire les courses. Pour un retraité le carburant et l’alimentation coûtent toujours plus cher. Se soigner devient plus difficile, se loger coûte de plus en plus cher. Les collectivités territoriales, à commencer par les communes, ont des moyens insuffisants.
Le monde rural, les populations vivant à la campagne dans leur diversité, doivent être respectés et écoutés. Les choix politiques européens et nationaux doivent être mis en conformité avec ces choix. L’idée d’un bouclier rural pourrait faire l’objet d’un rassemblement large pour faire vivre le monde rural.
La Terre, 5 avril 2011
Cette proposition, que la droite a refusée à l’Assemblée nationale, peut être liée aux initiatives d’André Chassaigne et de Jean Lassalle, il y a quelques mois. Ces initiatives et les idées qui y sont émises sont précieuses au moment où la mondialisation capitaliste déchire les territoires, démolit la production agricole familiale, réduit les services publics, met à mal le petit commerce et l’artisanat et appauvrit les familles populaires.
Un bouclier serait un outil de protection des populations et de la vie des territoires. Un bouclier signifierait que le pouvoir défend les services publics comme les hôpitaux, les lignes de chemin de fer, les tribunaux, les écoles, les services de la poste. Ce serait donc le retour de l’État dans toutes ses dimensions dans les campagnes. Un bouclier rural et social devrait aussi être un moyen pour obtenir une politique européenne et nationale qui maintienne la petite et moyenne agriculture, riche en emplois, productrice d’une alimentation de qualité, qui impulse de nouveaux projets d’installation de jeunes. C’est donc contradictoire avec le traité de Lisbonne qui prône l’Euro fort et le libre échangisme mondial, qui détruit les territoires et appauvrit les êtres humains.
Évidemment cela passe par une rémunération du travail grâce à des prix de base. Défendre les services publics et donner un nouvel élan à l’agriculture appelle donc de tourner le dos aux orientations du traité de Lisbonne et aux critères du nouveau projet dit « pacte pour l’euro » qui porte en germe une aggravation considérable de la vie à la campagne.
Les élus locaux agissent sans relâche pour faire vivre la ruralité. Mais sans acte politique volontaire fort, il sera impossible de revitaliser les campagnes, tout en ré-humanisant les villes.
Des efforts considérables et volontaires doivent être en effet développés pour que les populations, les collectivités, les artisans ou les petites entreprises accèdent partout aux nouvelles technologies, ou encore pour inventer des systèmes nouveaux, incitatifs à l’installation d’activités économiques valorisant les productions agricoles et des aides au mouvement coopératif et associatif.
Mais une donnée nouvelle extrêmement importante doit être prise en compte. Celle qui fait que désormais des territoires ruraux deviennent des zones de relégation. Des travailleurs, des familles populaires ne pouvant plus vivre en ville, s’installent à la campagne. Ils peuvent être évalués à onze millions, quasiment « invisibles » et qui sont parmi les plus pauvres. Ceux qui travaillent paient au prix fort leur carburant pour aller au travail, faire les courses. Pour un retraité le carburant et l’alimentation coûtent toujours plus cher. Se soigner devient plus difficile, se loger coûte de plus en plus cher. Les collectivités territoriales, à commencer par les communes, ont des moyens insuffisants.
Le monde rural, les populations vivant à la campagne dans leur diversité, doivent être respectés et écoutés. Les choix politiques européens et nationaux doivent être mis en conformité avec ces choix. L’idée d’un bouclier rural pourrait faire l’objet d’un rassemblement large pour faire vivre le monde rural.
La Terre, 5 avril 2011
"Que l'État se donne les moyens d'exercer ses missions régaliennes. S'il ne les a pas, qu'il revienne sur ses erreurs, comme le bouclier fiscal. Il n'y a aucune raison que la Creuse passe à côté de ce projet. Et à propos de bouclier, je suis un farouche partisan du bouclier rural soutenu par les élus creusois."
La Montagne, 7 avril 201
La Montagne, 7 avril 201
Revue de presse
Extrait d'un article publié sur Marianne2
Vers un bouclier rural ? En demandant aux « jeunes médecins libéraux d’exercer en début de carrière dans les zones qui manquent de praticiens », notamment dans les territoires ruraux et les banlieues, Martine Aubry sait que « ça va un peu rouspéter ». « Mais on ne fait pas de politique sans bousculer certains meubles », ajoute-t-elle à très juste titre. Car voilà une riche idée. En tout cas le genre d’idées innovantes et volontaristes que l’on aurait aimé voir plus nombreuses dans le projet socialiste pour 2012. Certes, cette idée n’est pas neuve. Laurent Fabius la portait lors des primaires du parti en 2006. On comprend donc aisément comment elle a fini par revoir le jour puisque c’est un fabiusien, Guillaume Bachelay, qui a rédigé ce programme.
Dans le même ordre d'idée, le PS dispose, dans ses tiroirs, d'un fabuleux outil, le « bouclier rural », susceptible de garantir aux habitants des campagnes l’accès aux services publics de santé notamment. Présent en annexe du document de travail que Marianne2 a publié lundi, il n’apparaît malheureusement pas dans la version grand public…
Gérald Andrieu et Hervé Nathan - Marianne | Jeudi 7 Avril 2011
Dans le même ordre d'idée, le PS dispose, dans ses tiroirs, d'un fabuleux outil, le « bouclier rural », susceptible de garantir aux habitants des campagnes l’accès aux services publics de santé notamment. Présent en annexe du document de travail que Marianne2 a publié lundi, il n’apparaît malheureusement pas dans la version grand public…
Gérald Andrieu et Hervé Nathan - Marianne | Jeudi 7 Avril 2011
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Contact : jphuelin@voila.fr
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