A l'approche des élections cantonales, des députés de gauche comme de droite mettent sur le devant de la scène leurs propositions sur "la ruralité" pour dynamiser des territoires qu'ils jugent "abandonnés" par l'Etat alors qu'ils regagnent des habitants.
"Si Nicolas Sarkozy ne s'en préoccupe pas, ce n'est même pas la peine de faire campagne", prévient le député de la Mayenne, Yannick Favennec (UMP), qui s'auto-proclame "député des champs", avec 2012 en ligne de mire.
Avec une bonne cinquantaine de ses collègues, il fait partie du collectif "Droite rurale", créé il y a quelques mois sous l'impulsion de son collègue de la Lozère, Pierre Morel-à-L'Huissier.
Hasard du calendrier ? Un mois avant les cantonales, PS et UMP ont déposé le même jour, début février, sur le bureau de l'Assemblée leurs propositions de loi: "bouclier rural" pour les socialistes contre "plan Marshall pour la ruralité" du côté de l'UMP. Les deux textes veulent faire la part belle aux services publics.
Christian Paul, député PS de la Nièvre, département où a germé l'idée du "bouclier rural", accuse le gouvernement de mener "une +Saint-Barthélemy+ des services publics". D'où son idée d'imposer des délais maximaux d'accès à ces services: pas plus de 20 minutes pour trouver un médecin généraliste ou un bureau de Poste, 45 minutes pour rejoindre une maternité.
Des propositions qu'on retrouve peu ou prou dans "le plan Marshall" de la Droite rurale, avec en ligne de mire la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et son non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, cher à Nicolas Sarkozy.
Pierre Morel-à-L'Huissier milite ainsi "pour un assouplissement" de cette règle, notamment pour la sécurité et la santé. "Les territoires ne sont pas uniformes", plaide-t-il, d'autant que leur sociologie change avec l'arrivée de jeunes couples et de jeunes retraités.
Place à l'exode urbain. De 188.000 habitants en 1881, la Lozère est tombée à 72.000 en 1999 mais regagne maintenant "3.000 habitants par an", explique-t-il. Son collectif a le vent en poupe. Le Premier ministre François Fillon l'a d'ailleurs récemment reçu pour écouter ses doléances.
"La stratégie est à la reconquête de l'électorat pour Nicolas Sarkozy", ironise Germinal Peiro, député de Dordogne et secrétaire national du PS à la ruralité.
Christian Paul voit lui aussi une tentative de la droite de "se refaire une virginité". "Effet d'annonce du PS !", rétorque en retour M. Morel-à-L'Huissier alors que la proposition de loi sera débattue à l'Assemblée entre les deux tours des cantonales, le 24 mars.
Le député de la Nièvre se défend d'une proposition de "circonstance", juste avant les cantonales, soulignant que le "bouclier rural" - après le "bouclier social", thème de campagne du PS aux régionales - est "le fruit de deux ans" de travail et sera inscrit dans le programme du PS pour 2012.
Mais, reconnaît Germinal Peiro, "c'est important d'en parler aussi au moment des cantonales".
Finalement, le député-maire de Guéret, Michel Vergnier (PS), trouve lui "rassurant" que l'UMP se préoccupe de faire avancer la cause de la ruralité, même si cela "n'est pas exempt de considération électoraliste".
Soulignant "la forte abstention en milieu rural" lors des régionales, Yannick Favennec pointe le déficit d'engagement de Nicolas Sarkozy, qui depuis essaie de se rattraper. "On est là pour baliser la route du président", assure-t-il.
Le Nouveau centre n'est pas en reste. Il vient de présenter une proposition de loi liée à l'agriculture, afin d'en "améliorer la compétitivité".
Avec une bonne cinquantaine de ses collègues, il fait partie du collectif "Droite rurale", créé il y a quelques mois sous l'impulsion de son collègue de la Lozère, Pierre Morel-à-L'Huissier.
Hasard du calendrier ? Un mois avant les cantonales, PS et UMP ont déposé le même jour, début février, sur le bureau de l'Assemblée leurs propositions de loi: "bouclier rural" pour les socialistes contre "plan Marshall pour la ruralité" du côté de l'UMP. Les deux textes veulent faire la part belle aux services publics.
Christian Paul, député PS de la Nièvre, département où a germé l'idée du "bouclier rural", accuse le gouvernement de mener "une +Saint-Barthélemy+ des services publics". D'où son idée d'imposer des délais maximaux d'accès à ces services: pas plus de 20 minutes pour trouver un médecin généraliste ou un bureau de Poste, 45 minutes pour rejoindre une maternité.
Des propositions qu'on retrouve peu ou prou dans "le plan Marshall" de la Droite rurale, avec en ligne de mire la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et son non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, cher à Nicolas Sarkozy.
Pierre Morel-à-L'Huissier milite ainsi "pour un assouplissement" de cette règle, notamment pour la sécurité et la santé. "Les territoires ne sont pas uniformes", plaide-t-il, d'autant que leur sociologie change avec l'arrivée de jeunes couples et de jeunes retraités.
Place à l'exode urbain. De 188.000 habitants en 1881, la Lozère est tombée à 72.000 en 1999 mais regagne maintenant "3.000 habitants par an", explique-t-il. Son collectif a le vent en poupe. Le Premier ministre François Fillon l'a d'ailleurs récemment reçu pour écouter ses doléances.
"La stratégie est à la reconquête de l'électorat pour Nicolas Sarkozy", ironise Germinal Peiro, député de Dordogne et secrétaire national du PS à la ruralité.
Christian Paul voit lui aussi une tentative de la droite de "se refaire une virginité". "Effet d'annonce du PS !", rétorque en retour M. Morel-à-L'Huissier alors que la proposition de loi sera débattue à l'Assemblée entre les deux tours des cantonales, le 24 mars.
Le député de la Nièvre se défend d'une proposition de "circonstance", juste avant les cantonales, soulignant que le "bouclier rural" - après le "bouclier social", thème de campagne du PS aux régionales - est "le fruit de deux ans" de travail et sera inscrit dans le programme du PS pour 2012.
Mais, reconnaît Germinal Peiro, "c'est important d'en parler aussi au moment des cantonales".
Finalement, le député-maire de Guéret, Michel Vergnier (PS), trouve lui "rassurant" que l'UMP se préoccupe de faire avancer la cause de la ruralité, même si cela "n'est pas exempt de considération électoraliste".
Soulignant "la forte abstention en milieu rural" lors des régionales, Yannick Favennec pointe le déficit d'engagement de Nicolas Sarkozy, qui depuis essaie de se rattraper. "On est là pour baliser la route du président", assure-t-il.
Le Nouveau centre n'est pas en reste. Il vient de présenter une proposition de loi liée à l'agriculture, afin d'en "améliorer la compétitivité".
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 21 Février 2011 à 16:33
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Directeur de la publication : Jean-Philippe HUELIN
Contact : jphuelin@voila.fr
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