Dans la Gironde rurale, un collectif citoyen s'est constitué pour la sauvegarde des services publics en milieu rural.
Face à la mairie de Sainte-Foy-la-Grande, samedi, un stand n'est pas passé inaperçu : celui du Bouclier rural de défense des services publics. Ce collectif - et on comprend l'allusion - informait sur la défense des services publics en zone rurale. Cette démarche militante agit sur les deux vallées et les communes de Villefranche-de-Lonchat, Vélines, Montpon et Sainte-Foy.
Depuis sa création en mars 2010, il s'est fait connaître auprès des élus et de la population. Ce rassemblement citoyen défend un objectif majeur : la sauvegarde des services publics en milieu rural. « Il dépend de nous tous et de nos représentants élus en particulier », stipulent Max, Claudine, Alain et Christian, des membres. « Alors que la modernisation doit être mise au service du progrès social, les réformes engagées deviennent une menace pour la pérennité du service public : privatisations, suppressions massives d'emplois, réforme des collectivités territoriales sont autant de déclinaisons. Le service public est l'un des piliers qui fondent la cohésion de notre société républicaine. »
Réformes de santé
Sur le marché de Sainte-Foy, samedi, les signatures vont bon train, avec des contacts pour avoir des infos et aussi participer au collectif. Les échanges sont multiples.
Une infirmière à la retraite depuis peu, habitant Sainte-Foy, est inquiète sur les services de la santé. « Je ne suis pas contre les réformes, comme en matière de santé, si celles-ci ne perdent pas de vue la santé du citoyen. Or actuellement, on demande de faire à deux le travail de quatre personnes auprès des malades. » Cette infirmière est désormais visiteuse en maison de retraite avec ce constat : « Avec les petites retraites, et le coût en face d'une retraite en résidence, que vont devenir les retraités dépendants. »
Manque d'informations
Plus loin, une autre personne lance : « Que l'on préserve déjà nos acquis, les services que nous avons. » Cette Foyenne ne comprend pas pourquoi on veut fermer le service de la recette locale des services des douanes à Sainte-Foy. « Et les informations manquent, ça se passe sans que l'on sache. C'est bien de partir de situations locales en danger. Il faut vraiment garder notre potentiel existant, la santé, l'éducation. Préserver ce maillage économique. »
Intervient alors une personne de Saint-Méard-de-Gurçon : « Nous, on a perdu notre bureau de poste ». Enfin, à ceux qui disent que c'est fichu - et ils sont un certain nombre - le collectif ne peut que répondre : « Nous avancerons avec ceux qui veulent avancer, se poser des questions, agir. Il faut descendre dans la rue ».
De la défensive à l'offensive
Le 5 juin, ont lieu à Paris les États généraux des services publics. De nombreux collectifs, qui existent et se créent en France, y seront. « Nous voulons affirmer et afficher que nous voulons non seulement résister aux attaques mais renverser la perspective. Passer de la défensive à l'offensive. Ouvrir à l'action collective des perspectives, affirmer que notre futur n'est pas la simple répétition du passé. »
Il s'agit de « créer une nouvelle pratique plus solidaire et plus participative », passer d'une administration « d'en haut » à une coopération citoyenne. Autant de volontés échangées sur le marché de la bastide et qui ont vraiment fait débat.
Contacts avec le collectif Bouclier rural, 05 53 27 56 75, 05 53 61 12 56, ou 05 53 27 58 33.
http://www.sudouest.fr/2010/06/01/le-service-public-sort-son-bouclier-rural-106086-3097.php
Depuis sa création en mars 2010, il s'est fait connaître auprès des élus et de la population. Ce rassemblement citoyen défend un objectif majeur : la sauvegarde des services publics en milieu rural. « Il dépend de nous tous et de nos représentants élus en particulier », stipulent Max, Claudine, Alain et Christian, des membres. « Alors que la modernisation doit être mise au service du progrès social, les réformes engagées deviennent une menace pour la pérennité du service public : privatisations, suppressions massives d'emplois, réforme des collectivités territoriales sont autant de déclinaisons. Le service public est l'un des piliers qui fondent la cohésion de notre société républicaine. »
Réformes de santé
Sur le marché de Sainte-Foy, samedi, les signatures vont bon train, avec des contacts pour avoir des infos et aussi participer au collectif. Les échanges sont multiples.
Une infirmière à la retraite depuis peu, habitant Sainte-Foy, est inquiète sur les services de la santé. « Je ne suis pas contre les réformes, comme en matière de santé, si celles-ci ne perdent pas de vue la santé du citoyen. Or actuellement, on demande de faire à deux le travail de quatre personnes auprès des malades. » Cette infirmière est désormais visiteuse en maison de retraite avec ce constat : « Avec les petites retraites, et le coût en face d'une retraite en résidence, que vont devenir les retraités dépendants. »
Manque d'informations
Plus loin, une autre personne lance : « Que l'on préserve déjà nos acquis, les services que nous avons. » Cette Foyenne ne comprend pas pourquoi on veut fermer le service de la recette locale des services des douanes à Sainte-Foy. « Et les informations manquent, ça se passe sans que l'on sache. C'est bien de partir de situations locales en danger. Il faut vraiment garder notre potentiel existant, la santé, l'éducation. Préserver ce maillage économique. »
Intervient alors une personne de Saint-Méard-de-Gurçon : « Nous, on a perdu notre bureau de poste ». Enfin, à ceux qui disent que c'est fichu - et ils sont un certain nombre - le collectif ne peut que répondre : « Nous avancerons avec ceux qui veulent avancer, se poser des questions, agir. Il faut descendre dans la rue ».
De la défensive à l'offensive
Le 5 juin, ont lieu à Paris les États généraux des services publics. De nombreux collectifs, qui existent et se créent en France, y seront. « Nous voulons affirmer et afficher que nous voulons non seulement résister aux attaques mais renverser la perspective. Passer de la défensive à l'offensive. Ouvrir à l'action collective des perspectives, affirmer que notre futur n'est pas la simple répétition du passé. »
Il s'agit de « créer une nouvelle pratique plus solidaire et plus participative », passer d'une administration « d'en haut » à une coopération citoyenne. Autant de volontés échangées sur le marché de la bastide et qui ont vraiment fait débat.
Contacts avec le collectif Bouclier rural, 05 53 27 56 75, 05 53 61 12 56, ou 05 53 27 58 33.
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Directeur de la publication : Jean-Philippe HUELIN
Contact : jphuelin@voila.fr
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