Les parlementaires de gauche de la Côte-d'Or, Claude Daricaux, François Patriat, François Rebsamen, et Jean-Claude Robert, président du groupe des force de Progrès souhaitent mettre en débat la question de la ruralité et souhaitent proposer une loi sur le bouclier rural, qui sera discutée le 24 mars prochain à l'Assemblée
"La Droite UMP-Nouveau Centre, rassemblée derrière l'actuel Président du Conseil Général de la Côte-d'Or n'a de cesse de diviser la Côte-d'Or en deux : l'une rurale, l'autre urbaine, l'une victime, l'autre coupable. En substance, l'une de droite, l'autre de gauche.
Un discours que l'on pourrait qualifier de caricatural s'il n'était pas dangereux pour la démocratie et l'action nécessaire que nous devons porter en faveur de tous les habitants de notre département.
Par ce discours, la droite départementale prend le parti d'opposer non seulement les territoires, mais aussi les Côte-d'Oriens. La désignation d'un bouc-émissaire responsable de tous les maux des territoires ruraux est une tactique qui ne saurait cacher les carences d'une politique qui a fait défaut au Conseil général, à droite depuis 30 ans. Désigner aujourd'hui les villes, comme les principales responsables de cette situation, caractérisant outrageusement les prochaines élections cantonales comme une tentative d'appropriation du territoire et des finances départementales, n'est pas digne de responsables politiques.
Alors même qu'elle détenait tous les pouvoirs jusqu'en 2001, Conseil général, Conseil régional, District de l'agglomération dijonnaise, Ville de Dijon, la droite Côte-d'Orienne, manifestement, n'a pas su appliquer une politique d'aménagement du territoire équilibré.
Les élus UMP ou Nouveau Centre se posent comme les défenseurs de la ruralité aujourd'hui. Pour autant ces mêmes élus UMP-NC votent au Parlement des lois régressives et dangereuses pour les territoires ruraux. Derrière la révision générale des politiques publiques, le démantèlement des services publics, le gel des dotations de l'Etat, y a-t-il une réflexion pour l'avenir des territoires ruraux ? C'est au contraire l'application d'une logique comptable entraînant la réduction des effectifs et des dépenses. Ainsi, se multiplient les fermetures de classes dans les écoles, de casernes de gendarmerie, de trésoreries, de services dans les hôpitaux ? Est-ce cela, défendre des territoires ruraux ?
En soutenant la politique du gouvernement UMP-NC, la droite départementale a aussi fait le choix de brider les marges de manoeuvre des collectivités locales, acteurs économiques pourtant incontournables en matière d'aménagement du territoire. En adoptant la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales elle a réduit les capacités d'initiatives locales. La suppression de la clause générale de compétence pour le Conseil régional et le Conseil général, la limitation et l'encadrement des financements croisés, bien inscrits dans la loi, empêcheront à l'avenir la mise en œuvre de politiques communes et concertées, ainsi que le soutien financier des projets des petites et moyennes communes. Est-ce cela, défendre des territoires ruraux ?
Les élections cantonales doivent permettre de mettre un terme à ce double discours. La rhétorique ne suffit plus, il est impératif d'agir. Nos territoires ruraux sont en effet porteurs d'un dynamisme qu'il faut contribuer à encourager collectivement afin de créer les bases d'une harmonie territoriale retrouvée en cohésion avec les territoires urbains.
Il est vain d'opposer les villes aux campagnes, elles se complètent et se renforcent. Nous croyons à cet aménagement du territoire harmonisé, qui se construit sur la recherche d'un nécessaire et indispensable équilibre territorial entre la ville et la campagne, sans domination d'un territoire sur l'autre.
Dans cette quête permanente d'équilibre, le Conseil général doit jouer son rôle en matière d'aménagement du territoire. Échelon de proximité et de solidarité pour nos concitoyens, c'est aussi un échelon de repère et d'équilibre pour les territoires. Innover dans le respect des différences territoriales, agir pour une solidarité renouvelée, soutenir les dynamiques locales sans lesquelles rien n'est possible, tel est l'objet du bouclier rural que nous voulons mettre en œuvre et qui fait l'objet d'une proposition de loi déposée par le groupe des députés socialistes, radicaux et citoyens et qui sera discutée le 24 mars à l'Assemblée nationale.
Cette loi sera pour nous le moyen de rétablir le principe républicain d'égalité entre les citoyens où qu'ils habitent sur notre territoire. Cela passe aussi par une nouvelle gouvernance du département et d'autres rapports avec l'Etat. Il s'agit d'apporter aux populations des territoires ruraux le soin d'une action particulière qui saura protéger nos concitoyens, en posant clairement les principes qui fondent la présence et le fonctionnement des services publics indispensables à la cohésion sociale et à la création des richesses.
Nous tenions à vous informer de cette proposition de loi et nous serons particulièrement attentifs aux votes qui seront émis à cette occasion par les parlementaires UMP-Nouveau centre de Côte d'Or."
Le Bien public, Publié le 02/03/2011
Un discours que l'on pourrait qualifier de caricatural s'il n'était pas dangereux pour la démocratie et l'action nécessaire que nous devons porter en faveur de tous les habitants de notre département.
Par ce discours, la droite départementale prend le parti d'opposer non seulement les territoires, mais aussi les Côte-d'Oriens. La désignation d'un bouc-émissaire responsable de tous les maux des territoires ruraux est une tactique qui ne saurait cacher les carences d'une politique qui a fait défaut au Conseil général, à droite depuis 30 ans. Désigner aujourd'hui les villes, comme les principales responsables de cette situation, caractérisant outrageusement les prochaines élections cantonales comme une tentative d'appropriation du territoire et des finances départementales, n'est pas digne de responsables politiques.
Alors même qu'elle détenait tous les pouvoirs jusqu'en 2001, Conseil général, Conseil régional, District de l'agglomération dijonnaise, Ville de Dijon, la droite Côte-d'Orienne, manifestement, n'a pas su appliquer une politique d'aménagement du territoire équilibré.
Les élus UMP ou Nouveau Centre se posent comme les défenseurs de la ruralité aujourd'hui. Pour autant ces mêmes élus UMP-NC votent au Parlement des lois régressives et dangereuses pour les territoires ruraux. Derrière la révision générale des politiques publiques, le démantèlement des services publics, le gel des dotations de l'Etat, y a-t-il une réflexion pour l'avenir des territoires ruraux ? C'est au contraire l'application d'une logique comptable entraînant la réduction des effectifs et des dépenses. Ainsi, se multiplient les fermetures de classes dans les écoles, de casernes de gendarmerie, de trésoreries, de services dans les hôpitaux ? Est-ce cela, défendre des territoires ruraux ?
En soutenant la politique du gouvernement UMP-NC, la droite départementale a aussi fait le choix de brider les marges de manoeuvre des collectivités locales, acteurs économiques pourtant incontournables en matière d'aménagement du territoire. En adoptant la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales elle a réduit les capacités d'initiatives locales. La suppression de la clause générale de compétence pour le Conseil régional et le Conseil général, la limitation et l'encadrement des financements croisés, bien inscrits dans la loi, empêcheront à l'avenir la mise en œuvre de politiques communes et concertées, ainsi que le soutien financier des projets des petites et moyennes communes. Est-ce cela, défendre des territoires ruraux ?
Les élections cantonales doivent permettre de mettre un terme à ce double discours. La rhétorique ne suffit plus, il est impératif d'agir. Nos territoires ruraux sont en effet porteurs d'un dynamisme qu'il faut contribuer à encourager collectivement afin de créer les bases d'une harmonie territoriale retrouvée en cohésion avec les territoires urbains.
Il est vain d'opposer les villes aux campagnes, elles se complètent et se renforcent. Nous croyons à cet aménagement du territoire harmonisé, qui se construit sur la recherche d'un nécessaire et indispensable équilibre territorial entre la ville et la campagne, sans domination d'un territoire sur l'autre.
Dans cette quête permanente d'équilibre, le Conseil général doit jouer son rôle en matière d'aménagement du territoire. Échelon de proximité et de solidarité pour nos concitoyens, c'est aussi un échelon de repère et d'équilibre pour les territoires. Innover dans le respect des différences territoriales, agir pour une solidarité renouvelée, soutenir les dynamiques locales sans lesquelles rien n'est possible, tel est l'objet du bouclier rural que nous voulons mettre en œuvre et qui fait l'objet d'une proposition de loi déposée par le groupe des députés socialistes, radicaux et citoyens et qui sera discutée le 24 mars à l'Assemblée nationale.
Cette loi sera pour nous le moyen de rétablir le principe républicain d'égalité entre les citoyens où qu'ils habitent sur notre territoire. Cela passe aussi par une nouvelle gouvernance du département et d'autres rapports avec l'Etat. Il s'agit d'apporter aux populations des territoires ruraux le soin d'une action particulière qui saura protéger nos concitoyens, en posant clairement les principes qui fondent la présence et le fonctionnement des services publics indispensables à la cohésion sociale et à la création des richesses.
Nous tenions à vous informer de cette proposition de loi et nous serons particulièrement attentifs aux votes qui seront émis à cette occasion par les parlementaires UMP-Nouveau centre de Côte d'Or."
Le Bien public, Publié le 02/03/2011
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Côte d'Or
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 3 Mars 2011 à 12:52
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