Un an après l'alerte des élus de l'Albret, la sauvegarde des services publics reste une priorité


Les services publics sous haute surveillance
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Il y a un an très exactement, une nuée d'écharpes tricolores battait le pavé sur le territoire de l'Albret, au son de « Service public en danger ». Parcourant la Communauté de communes à bord d'un bus, le désir de ces élus était d'attirer l'attention sur une question fondamentale en zone rurale : la fermeture progressive des bureaux de postes, gendarmeries ou encore écoles.

Détermination intacte

Une année s'est écoulée, mais la détermination reste intacte. Pilier de la contestation, Bernadette Jayles, maire de Barbaste mais aussi à la tête de la commission finances à la CCVA, ne désarme pas. « Cette manifestation fut un moment fort, très important localement, et qui en a surpris plus d'un. Nous avons réussi par ce biais, à sauver la permanence du bureau de poste. »

Mais si quelques victoires ont été remportées, les élus ne perdent pas de vue que le combat risque d'être long. « À Lavardac ou à Barbaste, les effectifs dans les écoles sont à la limite. L'inspection de l'Académie nous a prévenus. Mais peut-être que si on ne s'était pas mobilisés, on déplorerait déjà des fermetures. C'est pourquoi nous restons extrêmement vigilants. »

Au delà des clivages

Le poids de cette grogne tient sans doute à la nature du territoire. Passant outre les clivages politiques, les élus se sont rassemblés autour d'une même problématique : comment éviter la désertification des communes rurales ?

Et pour faire porter leur voix en haut lieu, Guy Clua, maire de Saint-Laurent (500 habitants) a été à l'initiative de la création de l'AMR47, l'Association des maires ruraux du Lot-et-Garonne. Bernadette Jayles qui a rejoint cette association en temps que vice-présidente déléguée à l'Albret, dit en attendre beaucoup. « A présent, les élus du territoire se connaissent très bien pour travailler souvent de concert. Nous sommes résolus à peser tous ensemble. »

Même ambition du côté de la CCVA, où Bernard Faucon-Lambert reste convaincu que « si les communautés de communes ont été créées, c'est bien dans une perspective d'aménagement du territoire. Alors, cela ne sert à rien que l'on amène des moyens pour faire vivre nos territoires, et que tout cela finisse en privatisation. Il faut bien se rendre compte que la sauvegarde des services publics est une préoccupation majeure des Français ».

Un combat qui reste d'autant plus d'actualité que la Communauté du Val d'Albret est en liaison continue avec le Conseil général pour programmer des actions au niveau départemental. Des dispositions que ces élus jugent nécessaires pour éviter la « métropolisation » des grandes agglomérations et laisser de côté, le reste des communes rurales.

Sud Ouest, Mercredi 06 Janvier 2010
http://www.sudouest.com/lot-et-garonne/actualite/neracais/article/827021/mil/5557535.html

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Vendredi 8 Janvier 2010 à 18:47 | {0} Commentaires






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