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Michel Ménard, député de Loire-Atlantique et cosignataire de la proposition de loi sur le bouclier rural revient sur la discussion de jeudi en analysant le simulacre de débat imposé par la droite.
Les députés du groupe SRC ont présenté ce jeudi 24 mars une Proposition de loi en faveur d'un bouclier rural au service des territoires d’avenir, dans le cadre de notre journée mensuelle d'initiative parlementaire.
Face aux propositions concrètes des députés socialistes pour redéfinir la politique d’aménagement des territoires ruraux, la majorité a décidé de rejeter ce texte lors de son examen en commission, avant d'organiser un véritable simulacre de débat en séance publique.
En tant que cosignataire de ce texte, je regrette vivement l'attitude de la majorité, en décalage avec le réel malaise des territoires ruraux. En effet, et comme c'est souvent le cas lors des séances d'initiatives parlementaires de l'opposition, la majorité a eu recours à la réserve de vote, qui organise l’absentéisme des députés de la majorité et empêche tout débat véritable.
Pourtant, l’objectif de notre proposition de loi est double : protéger des territoires aujourd’hui abandonnés par l’Etat, et agir en faveur de l’égalité réelle entre territoires, en instaurant par exemple l’obligation de réduire le temps d’accès vers des services publics essentiels (20 minutes maximum d’une école primaire, 30 minutes d’un service public de l’emploi) ou en exigeant le maintien des services publics de santé.
Nous proposons également de favoriser le développement des territoires, formidable vivier de projets, d’énergies et de promesses pour le pays. Ainsi, nous proposons plusieurs axes d’intervention : un plan national de soutien et de développement d’infrastructures routières, ferroviaires et aériennes, au service d’un maillage régulier du territoire, de nouvelles pratiques bancaires auprès des TPE et des PME, la création de conventions de commerce et d’artisanat rural avec l’Etat, ainsi que la couverture de l’ensemble du territoire par le numérique.
Défendant la vision d’un Etat déménageur ignorant les effets de l’accroissement des inégalités territoriales, la majorité a une nouvelle fois démontré son incapacité à entendre les inquiétudes et les revendications des Français.
Source
Face aux propositions concrètes des députés socialistes pour redéfinir la politique d’aménagement des territoires ruraux, la majorité a décidé de rejeter ce texte lors de son examen en commission, avant d'organiser un véritable simulacre de débat en séance publique.
En tant que cosignataire de ce texte, je regrette vivement l'attitude de la majorité, en décalage avec le réel malaise des territoires ruraux. En effet, et comme c'est souvent le cas lors des séances d'initiatives parlementaires de l'opposition, la majorité a eu recours à la réserve de vote, qui organise l’absentéisme des députés de la majorité et empêche tout débat véritable.
Pourtant, l’objectif de notre proposition de loi est double : protéger des territoires aujourd’hui abandonnés par l’Etat, et agir en faveur de l’égalité réelle entre territoires, en instaurant par exemple l’obligation de réduire le temps d’accès vers des services publics essentiels (20 minutes maximum d’une école primaire, 30 minutes d’un service public de l’emploi) ou en exigeant le maintien des services publics de santé.
Nous proposons également de favoriser le développement des territoires, formidable vivier de projets, d’énergies et de promesses pour le pays. Ainsi, nous proposons plusieurs axes d’intervention : un plan national de soutien et de développement d’infrastructures routières, ferroviaires et aériennes, au service d’un maillage régulier du territoire, de nouvelles pratiques bancaires auprès des TPE et des PME, la création de conventions de commerce et d’artisanat rural avec l’Etat, ainsi que la couverture de l’ensemble du territoire par le numérique.
Défendant la vision d’un Etat déménageur ignorant les effets de l’accroissement des inégalités territoriales, la majorité a une nouvelle fois démontré son incapacité à entendre les inquiétudes et les revendications des Français.
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Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 26 Mars 2011 à 08:38
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Directeur de la publication : Jean-Philippe HUELIN
Contact : jphuelin@voila.fr
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