L'Union de Reims reprend la dépêche Reuters


Un « clin d'œil » au bouclier fiscal Le PS invente le « bouclier rural »
A l'inverse du « bouclier fiscal » qu'ils dénoncent, des élus de la Nièvre, maires et conseillers généraux, veulent une action transversale pour les territoires, des services publics aux nouvelles technologies en passant par les banques.
« On a réalisé qu'on était capable de mettre nos écharpes tricolores pour protester chaque fois qu'un hôpital menaçait de fermer, au coup par coup, mais pas pour proposer des projets argumentés », explique Fabien Bazin, maire d'une petite ville de 1 500 habitants dans le Morvan.

Des élus locaux de droite séduits

Les concepteurs du « bouclier rural » - sur lequel le conseil général de la Nièvre a décidé à l'unanimité, élus de gauche comme de droite, de travailler - ont placé les services publics tout en haut de leur liste.
Face aux suppressions d'écoles, de guichets de poste de plein exercice ou de services hospitaliers, ils entendent instaurer un « temps maximum d'accès aux services publics » : trente minutes pour arriver aux urgences, 45 pour une maternité. Leur réflexion a porté aussi sur les commerces pour trouver comment adapter leur fiscalité au caractère saisonnier de leur activité ou les aider dans leurs mises aux normes.
Misant sur une accélération de l'exode urbain et, partant, sur une explosion du télétravail, ils proposent un grand plan d'équipement en fibre optique de leurs territoires.
Le tout pourrait être au cœur d'une « grande loi sur la ruralité dont le projet serait déposé à l'Assemblée mais surtout, il faut intégrer ces idées dans le futur programme présidentiel socialiste », déclare Christian Paul, député de la Nièvre et président du Laboratoire des idées, la machine à projets du Parti socialiste.
Le « bouclier rural » est une exigence républicaine et sociale, souligne-t-il. « Quand on doit attendre dix mois pour un rendez-vous chez l'ophtalmo près de chez soi, on n'est plus dans l'égalité républicaine », insiste l'ancien ministre. En quelques années, sous la houlette de la droite, « on a raboté, on a concentré, on a éloigné le centre de décision et le lieu des interventions : dans le domaine de l'aménagement du territoire, il y a eu abandon de poste total », déplore le député.
L'idée du « bouclier rural » commence à essaimer, dans le reste de la Bourgogne et le Massif central et séduit à droite, dont les élus locaux sont « très embêtés par le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux » décidé par le gouvernement Fillon, ajoute Fabien Bazin.
« Les services publics sont balayés par le Sarkozysme dans les territoires ruraux plus qu'en banlieue », avance-t-il pour expliquer ce front républicain du refus.

Publié le dimanche 29 août 2010 à 11H00
http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/un-%C2%AB-clin-doeil-%C2%BB-au-bouclier-fiscal-le-ps-invente-le-%C2%AB-bouclier-rural-%C2%BB

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Dimanche 29 Août 2010 à 18:20 | {0} Commentaires
Au PS, l'idée d'un
LA ROCHELLE, Charente-Maritime, 27 août - L'idée d'un "bouclier rural", ensemble de mesures pour revitaliser les campagnes en France, progresse au Parti socialiste, réuni à La Rochelle pour son université d'été.

A l'inverse du "bouclier fiscal" qu'ils dénoncent, des élus de la Nièvre, maires et conseillers généraux, veulent une action transversale pour les territoires, des services publics aux nouvelles technologies en passant par les banques.

"On a réalisé qu'on était capable de mettre nos écharpes tricolores pour protester chaque fois qu'un hôpital menaçait de fermer, au coup par coup, mais pas pour proposer des projets argumentés", explique Fabien Bazin, maire d'une petite ville de 1.500 habitants dans le Morvan.

Les concepteurs du "bouclier rural" - sur lequel le conseil général de la Nièvre a décidé à l'unanimité, élus de gauche comme de droite, de travailler - ont placé les services publics tout en haut de leur liste.

Face aux suppressions d'écoles, de guichets de poste de plein exercice ou de services hospitaliers, ils entendent instaurer un "temps maximum d'accès aux services publics" : trente minutes pour arriver aux urgences, 45 pour une maternité.

Leur réflexion a porté aussi sur les commerces pour trouver comment adapter leur fiscalité au caractère saisonnier de leur activité ou les aider dans leurs mises aux normes.

Sur le modèle de ce qui s'est fait aux Etats-Unis dans le sillage du mouvement des droits civiques, ils voudraient repenser les partenariats avec les banques pour qu'elles réinvestissent une partie de l'épargne perçue dans les territoires où elles sont installées.

Misant sur une accélération de l'exode urbain et, partant, sur une explosion du télétravail, ils proposent un grand plan d'équipement en fibre optique de leurs territoires.

ÉGALITE RÉPUBLICAINE

Le tout pourrait être au coeur d'une "grande loi sur la ruralité dont le projet serait déposé à l'Assemblée mais surtout, il faut intégrer ces idées dans le futur programme présidentiel socialiste", déclare Christian Paul, député de la Nièvre et président du Laboratoire des idées, la machine à projets du Parti socialiste.

Le "bouclier rural" est une exigence républicaine et sociale, souligne-t-il. "Quand on doit attendre dix mois pour un rendez-vous chez l'ophtalmo près de chez soi, on n'est plus dans l'égalité républicaine", insiste l'ancien ministre.

En quelques années, sous la houlette de la droite, "on a raboté, on a concentré, on a éloigné le centre de décision et le lieu des interventions : dans le domaine de l'aménagement du territoire, il y a eu abandon de poste total", déplore le député.

L'idée du "bouclier rural" commence à essaimer, dans le reste de la Bourgogne et le Massif central et séduit à droite, dont les élus locaux sont "très embêtés par le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux" décidé par le gouvernement Fillon, ajoute Fabien Bazin.

"Les services publics sont balayés par le Sarkozysme dans les territoires ruraux plus qu'en banlieue", avance-t-il pour expliquer ce front républicain du refus.

Laure Bretton, édité par Jean-Baptiste Vey
samedi 28 août 2010 10h44
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE67R02820100828?sp=true

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 28 Août 2010 à 13:28 | {0} Commentaires
Fabien Bazin parle de la décentralisation sur France inter
L'émission "Ca vous dérange", présenté par Thomas Chauvineau du mardi 27 juillet 2010 dernier avait pour sujet : Est-ce que la décentralisation doit être réformée ?

Les invités étaient Fabien Bazin, Maire de Lormes dans la Nièvre et vice-président du Conseil Général et Bruno Rémond, Professeur à sciences po, maire adjoint de Cachan auteur "De la démocratie locale en Europe " aux Editions Presse de Sciences Po

Pour écouter cette émission :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/cavousderange/index.php?id=93823

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 11 Août 2010 à 15:11 | {0} Commentaires

A la manière des Gaulois qui savaient aussi manier leur bouclier comme une arme offensive, Fabien Bazin a tressé son « bouclier rural » comme un rempart contre les fermetures des services publics qui anémient les campagnes et une force de combat pour faire reconnaître, soutenir et développer le potentiel des territoires ruraux et de leurs habitants.


Le Bouclier rural de Fabien Bazin: la défense passe à l'attaque
Adepte de la formule « il faut réhumaniser des villes et revitaliser les campagnes » du penseur de la politique de civilisation le sociologue et philosophe Edgar Morin, le maire socialiste de Lormes a réussi à entrainer des centaines d'élus locaux français et quelques théoriciens de gauche tels que Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin co-auteurs du livre " Recherche le peuple désespérément ".

11 millions de citadins ont aujourd'hui un projet de vie à la campagne

« La question dépasse les clivages politique » précise aussitôt Fabien Bazin en citant des élus de droite, confrontés à ces mêmes problèmes de moyens et de considération, qui adhèrent à ses propositions. Le 28 mai dernier les XIIIe Assises des des Petites Villes de France qui rassemblaient 300 maires à Joigny lui ont fait une place à la tribune pour présenter son projet.

« Quand le bouclier fiscal donne plus à ceux qui ont déjà trop (selon la formule qu'il a trouvée pour placer son combat dans la bataille politique actuelle) nous proposons de mettre en oeuvre un bouclier rural garantissant l'égalité des droits et des chances au développement des territoires ruraux» explique l'élu morvandiau en préambule du texte présentant les propositions du programme .

Le maire de Lormes n'oublie également jamais de rappeler un chiffre: « 11 millions de citadins ont aujourd'hui un projet de vie à la campagne, sans oublier les millions de touristes accueillis chaque année. On parle aujourd’hui d'exode urbain » avant d'ajouter, cinglant: « Or, l’'Etat a démontré son absence de projet pour la société française. Il abandonne son rôle de stratège et privilégie une approche idéologique qui nie le vivre ensemble au profit de l’individualisme... ».

Des mesures concrètes et une philosophie

Création de zones franches rurales et de pôles de compétitivité ruraux, mesures de soutien à la modernisation de l'agriculture, au logement et aux transports, développement de la fibre optique "partout et pour tous", rétablissement de tous les services publics avec temps minimum d'accès à chacun d'eux (45 mn d’une maternité, de 20 mn d’un accueil de médecine générale, 15 mn d’une école élémentaire, 15 mn d’un bureau de poste etc...), aide aux associations d’intérêt général qui apportent des services au public, création d' « aires rurales d'éducation concertée » (" ZEP rurales"), création d' « ateliers de philosophie » etc..: le bouclier rural que Fabien Bazin souhaite « opposable par les citoyens et les collectivités locales à l'Etat » ne manque pas de propositions concrètes.

Des propositions qui dessinent au final une philosophie de la vie et de l'action publique. Fabien Bazin pourrait faire sienne la proposition de son collègue Patrice Joly, président du Parc du Morvan de " réenchantere" les territoires ruraux : « Le milieu rural défend un certain « art de vivre » fondé sur la simplicité des échanges, l’engagement associatif et citoyen, une forme de convivialité et de relation au temps et aux autres » constate-t-il au chapitre culturel du projet. L' expression d'un idéal opposé à la culture dominante du chiffre et du tout financier.

La rédaction d'un ouvrage collectif dont la sortie prévue à l'automne signera l'entrée du "bouclier rural" dans la liste des sujets politiques et sociétaux en débat. La défense est passée à l'attaque.

Écrit par Gens du Morvan
Vendredi, 02 Juillet 2010 17:12
http://www.gensdumorvan.fr/actualites/le-bouclier-rural-de-fabien-bazin-la-defense-passe-a-lattaque.html

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 3 Juillet 2010 à 08:08 | {0} Commentaires

L'éditorial de Daniel Ruiz de ce vendredi 2 juillet 2010 dans tous les journaux du groupe "Centre presse"


Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Vendredi 2 Juillet 2010 à 20:01 | {0} Commentaires

Un article de "Commune de France"


Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 29 Juin 2010 à 21:35 | {0} Commentaires

Article du dimanche 27 juin


Fabien Bazin dans le journal

Tags : Bazin
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 29 Juin 2010 à 12:14 | {0} Commentaires
Les écoles rurales dans le viseur de Luc Chatel
«Est-ce que vous imaginez ce que c'est qu'un village qui n'a plus d'école?» s'étrangle Yves Ménager, membre de l'association des maires ruraux. «Une commune sans école, c'est une commune morte. Elle perd son âme.» Maire dans le Loir-et-Cher, il s'est battu sec pour empêcher la fermeture d'une école dans un village voisin.

Partie gagnée, mais pour combien de temps encore? Un document de travail du ministère de l'Education, qui a fuité la semaine dernière dans la presse, fait craindre le pire. Il est en effet demandé aux recteurs d'académie de supprimer un maximum de classes, et même des écoles, à faible effectifs, pour gagner des postes. La logique du ministère: «Une augmentation de un élève par classe en moyenne devrait se traduire, au niveau national, par une économie de près de 10.000 classes.»

Dans l'œil du viseur: les écoles rurales, qui ne font pas systématiquement le plein d'enfants d'une année sur l'autre. «Il est vrai que les petites écoles coûtent proportionnellement plus cher que les grandes puisqu'il y a souvent moins d'élèves. C'est donc un gisement de postes d'un point de vue comptable. Sauf qu'en pratique, on ne résout pas le problème par une simple division. On ne peut pas regrouper les élèves n'importe comment», insiste Robert Prospérini du syndicat des inspecteurs d'académie.

En pratique, c'est eux qui décident de la fermeture d'une classe ou d'une école. Pas simple. La question dépasse largement le cadre de l'Education nationale, c'est aussi une affaire d'aménagement du territoire. «Il faut du temps. Rencontrer les élus, discuter... Fermer une classe ne peut pas se faire du jour au lendemain. La brutalité n'est pas la solution», rappelle Robert Prospérini.

«Mais on mutualise déjà!»

Vanik Berberian, président de l'association des maires ruraux de France, qui représente quelque 10.000 communes de moins de 3500 habitants, a bondi en prenant connaissance des orientations du ministère: «Vu froidement de Paris, on agrège des chiffres sans prendre en compte tous les paramètres. Quand une famille cherche à acheter une maison, elle demande trois choses: "Y-a-t-il une école, un médecin et le haut-débit pour Internet".»

Et d'ajouter, furieux: «Contrairement à ce que laisse entendre le ministère, on mutualise déjà! On fait des regroupements pédagogiques entre communes proches. Avec par exemple le CP dans un village, le CM1 et CM2 dans un autre. Là, le ministère veut aller plus loin avec des regroupements de regroupements! Et donc des distances à parcourir plus grandes, sans penser aux conséquences.» Dans le désordre: le bilan carbone, l'organisation du transport scolaire, à la charge des communes, qui peut vite virer au casse-tête. Les activités périscolaires deviennent aussi plus compliquées (les locaux des petites communes n'étant forcément adaptés à accueillir un nombre important d'enfants)...

De leur côté, les inspecteurs de terrain (sous les ordres de chaque inspecteur d'académie) font aussi grise mine. «Comment voulez-vous qu'on arrive à remonter le moral des enseignants? soupire Patrick Roumagnac, secrétaire général du syndicat de l'inspection de l'Education nationale- Unsa. En tant qu'inspecteur, on défend les regroupements d'écoles quand c'est dans l'intérêt des élèves. Sauf que là, personne n'est dupe. On sait tous que l'objectif premier c'est de faire des économies. Qu'au moins le gouvernement ait la franchise de le dire. Qu'on arrête avec ce faux discours: "on peut faire aussi bien avec moins de moyens". Maintenant, le gouvernement va plus loin avec "faire mieux avec moins."»

Par MARIE PIQUEMAL, Libération le 8 juin 2010
http://www.liberation.fr/societe/0101640254-les-ecoles-rurales-dans-le-viseur-de-luc-chatel

Tags : école
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Dimanche 13 Juin 2010 à 09:20 | {0} Commentaires
Débat à Gueugnon sur le bouclier rural

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Dimanche 6 Juin 2010 à 09:41 | {0} Commentaires

Plan d'actions pour les territoires ruraux et nouveaux pôles de compétitivité étaient à l'ordre du jour du comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire du 11 mai.


Territoires ruraux : un plan à cinq milliards d'euros
Il n'y avait pas eu de comité interministériel exclusivement consacré à l'aménagement du territoire depuis 2006. Celui de 2007 s'intéressait aux pôles de compétitivité et celui de 2009 au plan de relance… Le "comité interministériel d'aménagement et de développement des territoires" (Ciadt), réuni sous la présidence de François Fillon, le 11 mai, était donc censé marquer un grand retour, dans la foulée des Assises des territoires ruraux. Après la parenthèse de la Diact, le retour de la Datar en décembre dernier donnait le ton de cette réconciliation dans le contexte de regain démographique des campagnes. Suffisant pour faire taire les inquiétudes sur un "déménagement du territoire" manifestées lors des dernières réformes - carte judiciaire, militaire, hospitalière, etc. ? Voir. Car le gouvernement est obligé de se serrer la ceinture pour les trois ans qui viennent. De fait, les 40 mesures présentées par le Premier ministre et préparées par les soins de Michel Mercier, le ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, ressemblent davantage à un catalogue d'engagements pris ça et là qu'à un plan d'envergure. Ce qui explique sans doute le peu de publicité fait autour de cet événement dont la date n'a été connue qu'au dernier moment. Ainsi, les 5 milliards d'euros mis sur la table seront "financés pour moitié par redéploiement de crédits et pour moitié par l'emprunt national" (en particulier pour le déploiement du très haut débit) et n'impliqueront pas de dépenses nouvelles. Le plan s'inspire des résultats des Assises auxquelles ont participé plus de 80.000 personnes et dévoilés par Nicolas Sarkozy dans son discours de Morée (Loir-et-Cher) il y a trois mois. Il s'articule autour de quatre grandes priorités : l'accessibilité, le développement économique, les services à la population et la gouvernance.

250 maisons de santé

Conscient que "la question de l'accès aux soins apparaît comme la première attente des habitants des territoires ruraux", le Premier ministre a annoncé deux mesures importantes sur ce point. Tout d'abord, l'Etat va financer - aux côtés des collectivités territoriales - 250 maisons de santé pluridisciplinaires. Une enveloppe de 2,5 millions d'euros par an permettra d'apporter une aide "à l'ingénierie et au fonctionnement", à hauteur d'un montant maximal de 50.000 euros par maison. En matière d'investissement, le financement de l'Etat pourra varier, selon les territoires, entre 25% et 35% du coût total. Les agences régionales de santé (ARS) seront chargées de mettre sur pied un comité de sélection, qui regroupera les préfets, le conseil régional, les départements et les représentants des professionnels. En dépit de quelques difficultés (voir notre article ci-contre du 20 janvier 2010), les maisons de santé pluridisciplinaires sont en passe de s'imposer comme l'une des réponses les plus efficaces à la lutte contre les déserts médicaux. Rassemblant dans un même lieu médecins et paramédicaux, elles permettent à la fois de proposer une offre diversifiée, de favoriser une prise en charge globale et de lutter contre l'isolement des professionnels de santé libéraux dans les zones rurales.
La seconde mesure décidée par François Fillon concerne la mise en œuvre de 400 "contrats d'engagements de service public", sur la période 2010-2012. Ces contrats consistent en l'attribution d'une bourse de 1.200 euros par mois aux étudiants en médecine s'engageant, en contrepartie, à exercer en zone fragile pour une durée équivalente à celle de leurs études ainsi financées. Ces contrats seront articulés avec la mise en place des maisons de santé pluridisciplinaire, puisque ces dernières pourront comporter un logement privatif destiné aux médecins stagiaires. De même, un guichet unique sera mis en place à l'initiative des ARS, afin de faciliter les démarches d'installation des jeunes médecins et des autres professionnels de santé. Le dossier de présentation du Ciadt ne précise pas comment les bourses mises en places par l'Etat se combineront - ou non - avec celles financées par les collectivités territoriales, déjà mises en œuvre ou en voie de l'être dans plusieurs départements (voir notre article ci-contre du 13 avril 2010).

Le plan reprend l'idée chère à Michel Mercier d'assurer un socle de services essentiels à la population. Un protocole d'accord sera signé en 2010 entre l'Etat et les grands opérateurs de services publics avec une dotation annuelle de 5 millions d'euros sur trois pris sur le FNADT. Il sera décliné dans chaque région et permettra d'expérimenter en lien avec les collectivités de nouveaux services comme l'achat de billets TER dans les bureaux de poste, les visioguichets partagés (assurance-maladie, caisse d'allocations familiales, Pôle emploi)…

Très haut débit

La couverture haut débit et téléphonie est l'autre gros enjeu qui attend les territoires ruraux. Entamée en 2003, la résorption des zones blanches en téléphonie mobile sera achevée fin 2011 avec la couverture des centres bourgs de toutes les communes rurales. La Datar a été chargée d'identifier au plus tard à la mi-2010 les dernières communes dont la couverture est inexistante. L'Arcep va établir avec les opérateurs une feuille de route pour couvrir d'ici à 2013 l'ensemble des zones grises (c'est-à-dire les zones non couvertes par tous les opérateurs). S'agissant du très haut débit, deux milliards d'euros du grand emprunt serviront à alimenter le fonds pour la société numérique. Une partie de cet argent abondera le nouveau fonds d'aménagement numérique du territoire (FANT) créé par la loi Pintat du 17 décembre 2009 destiné à accélérer le déploiement du réseau de fibre optique dans les zones les moins denses. L'objectif est de parvenir à 100% d'ici à 2025 (coût total : 30 milliards d'euros, selon la Datar) avec un point d'étape à 80% en 2020. Dès la mi-2010, des projets pilotes seront lancés avec les collectivités et les opérateurs. Par ailleurs, les préfets devront élaborer des "stratégies de cohérence régionale" avec les collectivités. Chaque région possédera alors son schéma directeur d'aménagement numérique (Sdan), à l'instar de l'Auvergne, première à avoir franchi le pas.
Autre gros volet : les transports et l'amélioration des réseaux Intercités et Téoz, les "trains d'aménagement du territoire", comme aime à les appeler Michel Mercier. Une convention entre l'Etat et la SNCF va être signée fin juin 2010.
Au chapitre du développement économique, le gouvernement proposera dans le cadre de la loi de finances pour 2011 la prolongation des avantages fiscaux en faveur de la création d'entreprises en zones de revitalisation rurale (ZRR). Ces incitations seront étendues à la transmission ou à la reprise d'activités préexistantes. En contrepartie, la durée de cet avantage passe de 14 à 8 ans. L'Assemblée permanente des chambres des métiers avait récemment transmis à l'Elysée ses propres propositions pour revitaliser le petit commerce en zone rurale : prêts bonifiés, prêts à taux zéro, avances remboursables... Elles n'ont manifestement pas été prises en compte.

Michel Tendil, et Jean-Noël Escudié / PCA
publié le 12 mai 2010
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artJour&pagename=Localtis%2FartJour%2FartJour&cid=1250259865116

Tags : CIADT
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 13 Mai 2010 à 18:26 | {0} Commentaires

Extrait : "Un malaise renforcé par la crise agricole et la chute des revenus. La gauche l'a bien compris qui préconise un véritable bouclier rural"


L'Etat manque de moyens face au malaise rural

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 12 Mai 2010 à 17:47 | {0} Commentaires

Selon un document confidentiel révélé par «le Parisien» - «Aujourd'hui en France», le réseau d’électricité ne cesse de se dégrader. Le temps moyen d’une panne a augmenté de moitié en dix ans. Les plus pénalisées : les zones rurales.


Un rapport dénonce les coupures de courant qui augmentent surtout en zone rurale
Transformateurs vétustes, fils électriques nus, poteaux en miettes… Faute d’investissements suffisants, le réseau de distribution d’EDF est en piteux état. Particulièrement en zone rurale. Pis, son mauvais entretien le rend de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques. C’est le double constat que font deux vice-présidents de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), dans un rapport d’étape confidentiel que le « Parisien » et « Aujourd’hui en France » s’est procuré.

Le gendarme du marché de l’électricité a ausculté les 1,2 million de kilomètres de « routes électriques » communales et départementales, qui alimentent directement les particuliers et les PME (les grosses entreprises étant directement approvisionnées en haute tension par RTE, le Réseau de transport de l’électricité). Son verdict ? « La qualité du service s’est sensiblement dégradée » ces dernières années avec des coupures de plus en plus fréquentes et des pannes de plus en plus longues.

Les choix stratégiques d’EDF pointés du doigt

L’an passé, rien qu’à l’échelon communal (basse tension), le temps moyen de coupure de courant a été de 1 heure 30 minutes par an, soit « une hausse de 50 % ces dix dernières années », expliquent Michel Lapeyre et Maurice Méda. C’est dans les départements ruraux que la situation est la plus préoccupante, avec en tête du palmarès la Lozère. En 2008, ses habitants ont été privés d’électricité pendant une durée totale de 35 heures et 31 minutes ! . Mais la plupart des autres départements ne sont pas non plus épargnés.

C’est ERDF, filiale d’EDF, qui est en charge de l’exploitation et de l’entretien de 95 % du réseau hexagonal de distribution. Or celle-ci, constatent les auteurs du rapport, a largement pâti des choix stratégiques de sa maison mère qui a préféré investir à l’étranger : « Cette expansion internationale a été financée aussi (…) par une réduction de la maintenance et de l’investissement sur le territoire national. »

Du coup, ERDF pare au plus pressé. François Brottes, député PS de l’Isère, vient de demander à la commission des Affaires économiques de mettre en place une mission d’information sur le sujet. « La voilure a été clairement allégée depuis la privatisation d’EDF, explique-t-il. Cela a conduit à des réductions significatives des effectifs qui expliquent l’état déplorable du réseau aujourd’hui. » Le rapport constate : « 57 % de ses dépenses totales de maintenance sont correctives » En clair, ses agents passent la majorité de leur temps à courir d’une panne à l’autre plutôt que d’entretenir les lignes.

Pourtant après la grande tempête de 1999 (4 millions de foyers privés de courant), EDF s’était engagé à d’importants travaux « de sécurisation » de son réseau : 240 M € par an à partir de 2006, et ce jusqu’en 2017. Finalement, ce sont seulement « 170 millions par an que l’électricien a effectivement déboursés de 2006 à 2009 », concluent les deux experts de la CRE. Entre-temps, il y a eu la tempête Klaus dans le Sud-Ouest : 1,7 million de foyers dans le noir durant trois semaines. C’était il y a seulement un an. Contacté, ERDF ne nous a pas répondu.

http://www.leparisien.fr/economie/pannes-de-courant-le-rapport-qui-accuse-edf-11-05-2010-917320.php

Tags : électricité
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 11 Mai 2010 à 13:11 | {0} Commentaires

Quel avenir pour le monde rural ? Comment le revitaliser et le moderniser, sans brader le patrimoine naturel ? La question traverse ce débat électoral sur le rôle de l’Etat et celui des Régions. Fini, le grand exode ! En France, la population rurale s’accroît presque trois fois plus que l’urbaine. Durant quatre mois, dans chaque département, les Assises des territoires ruraux, voulues par Paris, ont permis aux acteurs locaux de débattre. En Languedoc-Roussillon aussi, le dur hiver a rappelé les vives attentes de "l’arrière-pays", pour l’accès aux soins, aux transports, au logement, à l’école, à la culture, à l’emploi, à la téléphonie, au haut débit, etc. Sachant que l’Etat se désengage de plus en plus de cette thématique…


Les ruraux ont-ils encore un avenir ?
Lancées par Michel Mercier, ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, les Assises des territoires ruraux ont réuni en début d’année de nombreux acteurs des campagnes françaises. Il ressort de l’ensemble des travaux menés un besoin d’équité des territoires, pour garantir à tous des services de proximité.

En Languedoc-Roussillon, le débat a été riche et parfois été très vif. Gros plan sur des situations qui marquent la différence des enjeux régionaux.

Hérault. Maire de Roqueredonde, sur un contrefort du Larzac, éleveur ovin laitier pour Roquefort en Groupement agricole d'exploitation en commun (Gaec) avec son frère, Jean Rebervel gouverne 450 brebis, presque trois fois plus nombreuses que ses habitants (169,6 au km2) : « Ici, on ne sait pas trop où on va, on nous promet des compensations mais on n’a rien d’écrit. On s’en sort avec de l’emprunt, on cherche des subventions… » Comme en bien des villages à habitat dispersé, les ressources se tarissent vite. « On a amené l’eau potable à un hameau de quinze habitants, soit deux bons kilomètres de canalisations à créer ! »

Au Caylar, lors d’une réunion des Assises, Roqueredonde a présenté son cahier de doléances. L’accès routier est difficile, surtout l’hiver. « Dépités », les habitants pointent l’absence de relais de téléphonie portable, les carences du haut débit : « Trois années de promesses non tenues par l’Etat et le Département. »

Côté santé, « on a du mal à trouver des soins infirmiers », la maison de retraite est menacée. Côté services publics, il faudrait aussi une poste plus proche, un minimum de transports collectifs. Un minibus polyvalent (scolaire et pour démarches à Lodève) fait son chemin.

Une chance pour la zone, la présence du centre bouddhiste Lerab Ling, d’une portée internationale qui dope l’économie locale. L’été, Roqueredonde passe à 1 200 habitants.

Gard. Huit réunions dans autant de bassins de vie gardois ont rappelé que les milieux naturels couvrent 90 % de ce département. Des Cévennes à la Camargue, la ruralité s’exprime de bien des manières, mais cette hétérogénéité n’entrave pas l’effort de coopération intercommunale. Sur 341 communes gardoises, 353 sont membres d’une communauté de communes ou d’agglomération, et 5 schémas de cohésion territoriale associent 78 % des communes.

Bien des élus réclament aussi une péréquation, afin que les aides ne soient pas accordées en fonction du nombre d’habitants. Préfet du Gard, Hugues Bousiges, relève deux projets exemplaires. D’abord, la création de deux labels : le "pavillon vert" et le "pavillon bleu" du littoral, qui pourraient récompenser et valoriser des services publics et de développement durable.

L’autre projet porte sur les soins aux personnes âgées. La communauté de communes Hautes Cévennes veut développer l’hôpital de Ponteils et Brésis en y installant une antenne de l’école d’infirmières de Nîmes ou d’Alès, spécialisée en gérontologie.

La percée de pôles d’excellence rurale
Désenclaver le milieu rural passe aussi par une clarification des compétences entre Etat et collectivités locales. Les Audois réclament « une discrimination positive, des règles plus souples pour une solidarité entre les agglomérations et le rural péri-urbain », avec une vive hostilité face aux fusions forcées. Côté communications, ils déplorent un manque de grandes infrastructures de transports en dehors de Narbonne (ligne grande vitesse) et de transports scolaires, les pannes répétées du téléphone filaire, les zones d’ombre pour le portable ou le haut débit.

A côté d’autres doléances (manque d’assistantes maternelles, de crèches, de structures pour personnes âgées, de logements bon marché), l’Aude table sur ses propres Pôles d’excellence rurale (PER) : en Haute Vallée, c’est le parc régional d’activité économique Charles Cros (26 ha dédiés aux énergies renouvelables, à l’écoconstruction).

En Corbières-Minervois, le PER Tourisme, terroir, vin et gastronomie mutualise les actions de 14 partenaires, pour vendre en circuit court. Et sur l’ancien site minier de Salsigne, un PER de la communauté Haut-Cabardès a créé la première filière de chauffage bois de l’Aude (stockage, broyage, granulés…).

Les Lozériens, eux, ont un Pôle "Accueil chasse et pêche" unique en France, pour sensibiliser à la biodiversité. Ce département se distingue aussi par un pôle télé-médecine. Ce PER offre au généraliste une assistance et une aide au diagnostic par l’hôpital de Mende, le met en réseau par visioconférence, avec des spécialistes de la région, pour mieux transférer les patients et leurs dossiers.

Mutualiser les moyens
Les Pyrénées-Orientales ont pris les devants de la mutualisation des moyens ruraux en 2007 avec une enquête du préfet auprès des maires. Des ateliers viennent de rendre leurs conclusions pour les cinq bassins de vie ruraux. Le patrimoine du département lui confère « une identité forte ». L’agriculture reste garante de leur protection et de l’attrait touristique. Le foncier est moins onéreux que sur la Plaine du Roussillon, mais les freins sont nombreux.

Exemple de difficultés dans le Haut Vallespir - région montagneuse - « menacé de désertification alors que le département gagne autour de 5 500 habitants par an ». La qualité de certains services y est « préoccupante » : desserte (routière, ferroviaire, numérique), déneigement, traitement et distribution d’eau, service postal, manque de logements sociaux (1 882 demandeurs pour un parc de 3 066 logements). Les mutualisations constituent donc parfois un palliatif à ces carences, avec notamment les maisons sociales de proximité, regroupant éducateurs, conseillers d’insertion, assistantes sociales.

Autre département contraint de miser sur les mutualisations, l’Aveyron est à l’avant-garde de la télémédecine et des maisons relais de services publics. L’économie locale, elle, souffre d’un manque de repreneurs d’entreprises. Et l’agriculture devra se "réajuster" face à la concurrence mondiale.

Georges MATTIA
http://www.midilibre.com/articles/2010/05/02/GRAND-SUD-Les-ruraux-ont-ils-encore-un-avenir-1211620.php5

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 3 Mai 2010 à 15:04 | {0} Commentaires

Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, organise la suite des assises des territoires ruraux.


Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire en mai
La Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (Ciadt) se tiendra "le mois prochain", a déclaré Michel Mercier, mercredi 7 avril, en conclusion de l'Assemblée générale des parcs naturels régionaux. Le Ciadt sera l'occasion de mettre en musique les propositions des Assises des territoires ruraux qui se sont achevées en février dernier après trois mois de débats. Le ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire a rappelé que 80.000 personnes avaient participé à cet événement. Il a expliqué vouloir faire du Réseau rural français mis en place depuis deux ans un "outil le plus opérationnel qui soit" au service des territoires. "Je voudrais en faire un instrument largement ouvert à destination des acteurs du monde rural pour mettre en œuvre les mesures des assises", a-t-il déclaré. Le ministre a également demandé à la Fédération des parcs naturels régionaux de lui remettre ses propositions le plus vite possible sur les circuits courts. A la demande du ministère de l'Agriculture, les parcs ont en effet été chargés de chercher des solutions innovantes au titre de leur mission d'expérimentation. La plupart des 46 parcs ont en effet pris des mesures pour promouvoir les "produits du terroir" par la vente directe auprès des particuliers, des gîtes, restaurants ou cantines scolaires.

Enfin, la Conférence de la ruralité sera renouvelée pour permettre cet automne de dresser un bilan du plan en faveur des territoires ruraux, six mois après la tenue du Ciadt. Instituée par la loi sur le développement des territoires ruraux de 2005, cette conférence est composée de représentants de l'Etat, des collectivités territoriales, des entreprises publiques et des représentants des secteurs économiques, associatifs et familiaux du milieu rural.

Le ministre a appelé les parcs à s'impliquer davantage dans les pôles d'excellence rurale. "Avec votre capacité d'ingénierie, vous pouvez jouer un grand rôle", a-t-il lancé. Michel Mercier a enfin répondu aux inquiétudes des parcs quant à la réforme des collectivités : montée en puissance des intercommunalités et risque d'empiètement sur leurs propres compétences, question du financement sachant que, aujourd'hui, si les parcs sont de la compétence régionale, les départements sont d'importants contributeurs… "Il n'y a pas de motif d'inquiétude pour les parcs, a-t-il assuré. Avec les conseillers territoriaux, ce sont les mêmes élus qui, désormais, géreront les dossiers, les territoires du parc seront ainsi mieux représentés dans les conseils régionaux." Quant à la question des compétences : "Soit la loi donne une compétence légale au département ou à la région, soit elle ne dit rien : le droit d'initiative de la collectivité est alors mis en œuvre au titre de l'article 35 du projet de loi", a encore expliqué le ministre.

M.T.
publié le 07 avril 2010
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&cid=1250259709535

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 8 Avril 2010 à 14:06 | {0} Commentaires

L'émission de Philippe Bertrand sur France Inter s'arrête sur le bouclier rural...


Mes carnets de campagne honore le bouclier rural
Le ras le bol de la rase campagne
Vous savez ce qu'elle vous dit la France d'en-bas, du dépeuplement du désœuvrement?
Le dialogue pourrait être fourni à l'aune des débats qui agitent le sempiternel chemin des vaches. La même interrogation pointe ses cornes au croisement des départementales: comment rendre attractifs ces territoires avec le peu d 'argent en réserve des collectivités? Plusieurs réponses ont été données: mutualiser les services et moyens des communes et des communautés. Les EPCI, comme on ne les appelle pas plus clairement, doivent répondre à cette force globale qui réunit les communes d'un pays sous un même ordre d'actions et de solutions partagées. Seulement au sein des communautés de communes, les plus petites collectivités réclament un droit de parole et de décision qui leur est retiré au profit des villes. On n'a jamais vu un grand se sentir lésé par un plus petit. Il faut restaurer le dialogue ville-campagne disent d'autres observateurs du petit poucet rural. Admettons même si le dialogue nous semble plus aisé entre l'urbain et le péri-urbain. Bref le village est difficilement invitable à la table des négociations sinon, éventuellement, pour prendre des notes. Une autre solution plus radicale et sous-entendue par la réforme des collectivités est d'alléger le corpus des petits élus qui s'étendent en travers de la grande route du développement. Scandale! répond l'association des maires ruraux de France. Ce discours laisse entendre aux français moyens que nous sommes tous, que le mille feuille administratif hexagonal est le produit des 550 000 fonctionnaires qui nous ponctionnent les réserves. Par chance plus de 400 000 d'entre eux sont des élus bénévoles. Ouf. Je résume: où en sommes-nous à l'heure actuelle? Une commune de moins de 500 habitants, c'est-à-dire une majeure partie des 36 600 communes de France, n'a plus besoin de représentants locaux puisque le bureau de la communauté de communes prend tout en charge et ce sont les principales villes de ces communautés qui conservent l'essentiel des services dont la population rurale a besoin. Rien n'interdit aux réservistes du terroir de prétendre à l'ouverture d'un gîte ou d'une chambre d'hôtes en rase campagne.

Certains décident de prendre le taureau par les cornes (on a l'image qu'on mérite) et parmi eux, Fabien Bazin, maire de la commune de Lormes dans la Nièvre et conseiller général. Le coup d'épée de Fabien s'appelle "le bouclier rural" et appelle à abroger la version fiscale qui émeut jusqu'au patrimoine des élus UMP. Ce bel entonnoir à fric pourrait être remplacé par un grand programme de revitalisation de la ruralité aux abois. Pour l'instant c'est bien le bouclier fiscal qui ébranle la majorité sans parler des levées de boucliers de l'opposition. Disons que cette démonstration est de bonne guerre. Le seul perdant est le rural. Arrivé à ce point de non-retour et pour secouer définitivement les auréoles de la république endormie, le programme du bouclier cette fois rural tape fort: créer des zones rurales franches au même titre que les homologues urbaines et ainsi défiscaliser les entreprises qui chercheraient à se mettre au vert, imposer une durée maximale d'accès aux services de santé, du Trésor Public, aux services bancaires, postaux ou éducatifs, sans laquelle le programme est inconcevable, soit une distance maxi de 20 kilomètres ou encore inciter à la préservation de ses services telles une prime aux médecins isolés. Il ne s'agit dans cet énoncé que de quelques propositions dont l'ensemble est détaillé sur le forum du programme. En attendant le programme est salué par la presse nationale, adopté par Martine Aubry et bientôt débattu en proposition de loi à l'Assemblée. Une belle secousse en perspective !

http://mescarnetsdecampagne.over-blog.com/article-le-ras-le-bol-de-la-rase-campagne-48062220.html

Tags : Bazin
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 6 Avril 2010 à 08:44 | {0} Commentaires

Extrait du Journal de Saône-et-Loire le 16 mars 2010


Le bouclier rural en Bourgogne

Tags : Bougogne
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Dimanche 4 Avril 2010 à 12:05 | {0} Commentaires

Jean-Yves Pineau est directeur du Collectif ville campagne, qui accompagne les territoires souhaitant mettre en place des politiques d’accueil de nouvelles populations, ainsi que les personnes désireuses de s’installer en milieu rural.


«Les campagnes ne sont plus des territoires ringards»
Les campagnes attirent-elles les citadins ?

Oui, même s’il s’agit d’abord d’une attractivité résidentielle par choix ou par nécessité. Le logement est devenu un élément vital pour les gens qui vont à la campagne parce qu’ils trouvent à se loger moins cher ou plus grand. Avec les conséquences que l’on sait : le grignotage des terres agricoles, des lotissements sans âme. Il y a vraiment des questions à se poser sur les rapports entre les villes et les territoires ruraux. Il faut changer cette posture.

C’est-à-dire ?

Les campagnes ne sont plus des territoires ringards, tels qu’on les percevait à l’époque de la révolution industrielle. Selon le sondage Ifop que nous avions commandé en 2009, onze millions des personnes habitant en agglomération envisagent un jour de vivre à la campagne, et cela concerne plus d’un jeune sur deux de 18 à 35 ans (53%). Deux tiers des citadins voient dans les espaces ruraux des territoires d’avenir. Mais il y a une forme de paradoxe : au moment où les campagnes retrouvent du carburant avec des gens qui veulent y venir, l’Etat se rétracte. Au lieu de penser les services publics comme des investissements, on pense ratio, vision à court terme. Et puis qu’est-ce qui fait l’aménagement du territoire depuis trente ans ? C’est l’avènement de l’automobile, les hypermarchés, le prix du foncier, les promoteurs immobiliers et l’OMC [Organisation mondiale du commerce, ndlr]. Il nous faut un vrai projet de société capable de prendre la mesure des crises actuelles.

Que faut-il faire ?

Au regard des vrais défis que sont la mobilité, les enjeux énergétique et climatique, il faut une politique claire qui n’envisage plus les territoires ruraux en situation de vassalisation par rapport aux agglomérations. Dans cette vision des années 60, qui persiste encore, la ville était considérée comme l’unique lieu possible d’émancipation et d’enrichissement. L’avenir des campagnes, appelées alors confusément «l’espace rural», était simplement déterminé par la proximité ou l’éloignement des centres urbains : trop proches, les campagnes auxquelles on assignait une fonction purement résidentielle devenaient les vases d’expansion des villes ; trop éloignées, elles étaient consignées dans une fonction de production ou, le cas échéant, dans une fonction de récréation pour les citadins, voire de préservation environnementale. On voit bien que cette perspective ne mène à rien.

Comment sortir de cette impasse ?

Aujourd’hui, il faut une approche offensive faite de mixités. On est plus dans deux mondes séparés. Il y a des territoires qui ont besoin d’être mariés, mis en synergie. Il faut en finir avec une approche «frontière» entre villes et campagnes, alors que nous sommes dans un monde de flux. Il faut penser les transports publics de manière intelligente entre villes et campagnes parce que, à l’heure actuelle, le périmètre de la réflexion s’étend au mieux aux limites de l’agglomération et des premières couronnes.

Que pensez-vous de l’idée d’un bouclier rural ?

Au-delà de la formule, on ne peut que trouver l’idée bonne. Cela fait quinze ans que l’on travaille sur ces questions au sein du Collectif ville campagne et que nous accompagnons l’émergence de ces nouvelles approches de développement territorial que sont les politiques d’accueil et d’attractivité. Dans le sondage réalisé par l’Ifop, on voit que même si la présence de commerce de proximité (36%), de transports (36%) et de services de santé (27%) sont des critères importants pour le choix de la terre d’accueil, c’est plutôt la combinaison et la répartition équilibrée de ces éléments qui importent dans le choix d’installation. L’enjeu pour les campagnes est de pouvoir préserver l’éventail des fonctions et des aménités : production, services, équipements, logements, vies sociale et culturelle, activités économiques…

recueilli par JACKY DURAND
http://www.liberation.fr/societe/0101624501-les-campagnes-ne-sont-plus-des-territoires-ringards

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 31 Mars 2010 à 13:24 | {0} Commentaires
Fabien Bazin défend le bouclier rural dans la presse

Fabien Bazin défend le bouclier rural dans la presse
Retrouvez aussi une interview dans le journal de la paroisse des vaux d'Yonne sur le lien suivant :

le_journal_de_la_paroisse_des_vaux_d_yonne__avril_2010.pdf le journal de la paroisse des vaux d'yonne Avril 2010.pdf  (222.5 Ko)

Tags : Bazin
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 30 Mars 2010 à 17:26 | {0} Commentaires

Un blog intéressant qui témoigne de l'engouement autour du "bouclier rural"


Le “Bouclier rural”: un plan de campagne.
Fabien Bazin est un peu devenu la voix des campagnes françaises privées de liaisons TER, victimes de la restructuration de La Poste, sans médecin à vingt kilomètres à la ronde, mais à proximité d’un hôpital qui ferme. Avec son « bouclier rural », il imagine de revitaliser des territoires bientôt amenés à recevoir des citadins, lassés de la ville. Un plan contre la galère au quotidien, et une vision pour l’espace rural, oublié des décideurs.

L’école, la poste, et le café.

En France, les campagnes occupent environ 60% du territoire et accueillent 18% de la population. En chiffres absolus, ce sont un peu plus de 14 millions de personnes qui vivent en zone rurale. Fabien Bazin, maire de Lormes dans la Nièvre, et Conseiller Général, rêve d’estomper un clivage « villes – campagnes », où les citadins bénéficient de tous les services, quand les ruraux doivent dépenser beaucoup d’énergie, et d’essence, pour parvenir au même résultat. Son « bouclier rural », déclinaison ironique du « bouclier fiscal », vise à instaurer des zones franches dans les déserts ruraux, sur le modèle des banlieues. Il veut mettre l’école et la Poste à moins d’un quart d’heure de route, voiture indispensable, et 45 minutes maximum pour la maternité. Parenthèses. Une étude du CNRS met en doute l’efficacité et les bénéfices de la politique de regroupement scolaire, menée dans les campagnes depuis trente ans. Une loi de 2005 oblige déjà la Poste à une certaine proximité en milieu rural. Mais revenons à Fabien Bazin, et à son « bouclier rural ». Il souhaite stopper la fuite des fonctionnaires dans les campagnes françaises, en supprimant la fameuse règle « d’un sur deux non remplacé ». Il demande aussi une fiscalité allégée pour les commerçants et une aide aux médecins pour les inciter à préférer un village. Le « bouclier rural » veut rendre aux bourgs de campagne une partie des services qu’ils offraient avant l’exode rural, et la voiture. Il y a un demi-siècle, parfois moins, chaque commune avait son école, son épicerie, sa boulangerie, sa forge, son médecin, et son curé. Sans oublier son café, théâtre indispensable de la vie sociale locale.

En attendant les citadins.

Il y a l’idée de faciliter la vie des ruraux, il y a aussi l’idée d’accueillir ces citadins qui ne sentent plus à leur place en ville. Et il y a du monde. Selon un sondage réalisé par IFOP en 2009, 11 millions de Français résidant dans une agglomération de plus de 200.000 habitants auraient pour projet de se mettre au vert. Un jour, et plus ou moins définitivement. Projet résidentiel et projet professionnel, formulé par une population plutôt jeune, sans attache familiale à la ville, qui privilégie la qualité de vie et l’environnement. Commerces de proximité, transports, et services de santé, influenceraient le choix du territoire d’accueil. D’ailleurs, ceux qui se cramponnent à la ville justifient leur choix par l’absence de services commerciaux et culturels à la campagne. Les citadins désireux d’ouvrir leurs volets sur un paysage champêtre attendent aussi un petit coup de pouce de la part des ruraux, un accueil sympa, des logements, et des opportunités professionnelles. Dans sa vision des campagnes du XXI° siècle, Fabien Bazin mise sur les nouvelles technologies, les TIC – technologies de l’information et de la communication -, le Web2.0, sources d’emploi potentielles en milieu rural. D’ailleurs à la campagne, tout le monde, ou presque, se retrouve sur Facebook. Ringards les ruraux ? En lien vidéo, Fabien Bazin, interrogé par Centre France, défend l’avenir des zones rurales.

Un dossier politique.

Le « bouclier rural » a fait école. A la Réunion, Patrick Lebreton, député- maire de Saint-Joseph, travaille sur un projet du même nom, destiné à favoriser les territoires ruraux des Hauts du département. Dans le Jura, Esio Perati, à la tête du canton de Saint-Laurent-en-Grandvaux, regrette le temps des services publics et reprend le concept. « Vite un bouclier rural pour les Français péri-urbains », titrait un blog d’un militant MODEM, associé à l’hebdomadaire Marianne. Jean Philippe Huelin, socialiste, défend lui aussi les territoires ruraux, délaissés par l’Etat. En Bourgogne, en Aquitaine, ou en Midi-Pyrénées, le “bouclier rural” s’est invité dans les programmes des dernières élections régionales. L’aménagement du territoire, un sujet politique, un peu comme les banlieues, en plus aéré…

M.J.
http://lewebpedagogique.com/environnement/2010/03/19/le-bouclier-rural-un-plan-de-campagne/

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 20 Mars 2010 à 13:54 | {0} Commentaires

Dans la Nièvre, les élus socialistes proposent la mise en place d'un "bouclier rural"


Reportage sur le
Les ruraux ont les nerfs à fleur de peau. Ils ont le sentiment d'être abandonnés. Et l'impression qu'il leur faut dépenser beaucoup plus d'énergie que dans les zones urbaines pour faire aboutir leurs projets. Le maire socialiste de Lormes, dans la Nièvre, veut faire bouger les choses. En opposition au "bouclier fiscal" du gouvernement, il a imaginé un "bouclier rural". Une proposition de loi que le député PS du département, Christian Paul, devrait bientôt défendre à l'Assemblée nationale. Objectif : faciliter la vie des français de la campagne et inciter les urbains à s'installer au vert. C'est l'enquête de RTL.

Pour écouter le reportage, cliquer sur le lien suivant : http://www.rtl.fr/fiche/5936288880/dans-la-nievre-les-elus-socialistes-proposent-la-mise-en-place-d-un-bouclier-rural.html

Tags : Bazin
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 18 Mars 2010 à 12:20 | {0} Commentaires
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