C'est un magnifique reportage au long court ! Un blog précieux que l'on doit à Antoine Sabot, journaliste au Monde. Un régal...
Bienvenue à Mézères
Pour certains hommes politiques, ce sont les “racines de la France”, pour d’autres c’est “la France profonde”, certains y voient un lieu de villégiature alors que d’autres y travaillent toute l’année. Les campagnes et les villages français tiennent une place particulière dans l’imaginaire collectif sans pour autant être toujours bien compris.
Pour moi, la “campagne” c’est Mézères, un petit village d’une grosse centaine d’habitants où je venais passer, enfant, quasiment toutes mes vacances et qui me rapprochait de ma famille originaire d’Auvergne. Habitant à la lisière de cette région, à Saint-Etienne, je me savais “de la ville” mais me sentais aussi beaucoup “de la campagne”.
Ce village de Mézères m’a vu grandir, mais je l’ai quitté avant de le voir changer. Je l’ai quitté avant que l’image de la vie rurale la plus présente dans les médias soit celle d’agriculteurs répandant du lait dans les champs et criant leur désespoir de ne plus arriver à joindre les deux bouts. Mais cette image ne nous dit pas vraiment quelle est leur vie car le reste du temps on ne parle pas d’eux.
Je voulais donc revenir dans ce village, retourner voir ceux qui sont là depuis plusieurs générations et tenter de comprendre comment ils vivent et travaillent à nourrir la majorité de la population résidant en ville. Mais je voulais aussi voir les nouvelles maisons qui ont poussé dans les hameaux. Rencontrer les autres habitants de la campagne française, ceux qui comme moi ne sont pas forcément “du coin”, mais qui aiment habiter ici. Leur demander pourquoi ils sont venus s’installer loin de la ville, de son agitation mais aussi de ses services publics et de ses commerces facilement accessibles.
Au travers de ce blog qui durera trois semaines je n’entends pas dresser un portrait exhaustif de la vie rurale, mais apporter quelques touches de compréhension, au travers des portraits et des réflexions des habitants d’un village de moyenne montagne. Où (pour paraphraser le photographe Raymond Depardon) il n’y a pas assez de pente et de neige pour construire des stations de ski et profiter pleinement du tourisme, et où le sol n’est pas assez plat pour cultiver des céréales à perte de vue.
La récolte d'après. Une chronique de la vie rurale
Pour certains hommes politiques, ce sont les “racines de la France”, pour d’autres c’est “la France profonde”, certains y voient un lieu de villégiature alors que d’autres y travaillent toute l’année. Les campagnes et les villages français tiennent une place particulière dans l’imaginaire collectif sans pour autant être toujours bien compris.
Pour moi, la “campagne” c’est Mézères, un petit village d’une grosse centaine d’habitants où je venais passer, enfant, quasiment toutes mes vacances et qui me rapprochait de ma famille originaire d’Auvergne. Habitant à la lisière de cette région, à Saint-Etienne, je me savais “de la ville” mais me sentais aussi beaucoup “de la campagne”.
Ce village de Mézères m’a vu grandir, mais je l’ai quitté avant de le voir changer. Je l’ai quitté avant que l’image de la vie rurale la plus présente dans les médias soit celle d’agriculteurs répandant du lait dans les champs et criant leur désespoir de ne plus arriver à joindre les deux bouts. Mais cette image ne nous dit pas vraiment quelle est leur vie car le reste du temps on ne parle pas d’eux.
Je voulais donc revenir dans ce village, retourner voir ceux qui sont là depuis plusieurs générations et tenter de comprendre comment ils vivent et travaillent à nourrir la majorité de la population résidant en ville. Mais je voulais aussi voir les nouvelles maisons qui ont poussé dans les hameaux. Rencontrer les autres habitants de la campagne française, ceux qui comme moi ne sont pas forcément “du coin”, mais qui aiment habiter ici. Leur demander pourquoi ils sont venus s’installer loin de la ville, de son agitation mais aussi de ses services publics et de ses commerces facilement accessibles.
Au travers de ce blog qui durera trois semaines je n’entends pas dresser un portrait exhaustif de la vie rurale, mais apporter quelques touches de compréhension, au travers des portraits et des réflexions des habitants d’un village de moyenne montagne. Où (pour paraphraser le photographe Raymond Depardon) il n’y a pas assez de pente et de neige pour construire des stations de ski et profiter pleinement du tourisme, et où le sol n’est pas assez plat pour cultiver des céréales à perte de vue.
La récolte d'après. Une chronique de la vie rurale
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 31 Janvier 2011 à 13:32
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