PARIS (Reuters) - Les députés socialistes défendront une proposition de loi mettant en place un "bouclier rural" dans la période des élections cantonales de mars.


Les députés PS vont proposer la création d'un "bouclier rural"
Le texte comportera dix propositions, notamment sur les services publics, l'économie ou la modernisation des structures agricoles.

"Le monde rural traverse actuellement une crise sans précédent", écrit lundi le groupe PS de l'Assemblée nationale dans un communiqué.

"La plupart du temps, c'est la désespérance agricole qui est médiatisée. Mais le problème va bien au-delà", poursuit-il. "Il s'agit de l'ensemble de la politique d'aménagement du territoire du gouvernement qui détricote peu à peu les services publics, et crée une inégalité réelle entre les Français."

Les députés PS citent la santé avec les fermetures d'hôpitaux, l'éducation avec les fermetures de classes et les suppressions de postes d'enseignants, la fermeture de tribunaux ou d'escadrons de CRS.

Du fait du délai de six semaines entre le dépôt d'un texte et son examen, la proposition de loi devrait être examinée entre les deux tours des élections cantonales des 20 et 27 mars. Le texte sera présenté mercredi par Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS.

Le PS et l'UMP ont lancé le week-end dernier la bataille des cantonales, lors desquelles la moitié des sièges de conseillers généraux dans tous les départements sera renouvelée.

Les nouveaux conseillers généraux seront élus pour trois ans et non six comme c'était le cas jusqu'à présent, afin que leur mandat s'achève en 2014, date de la mise en place des nouveaux conseillers territoriaux, qui siègeront également à la région.

Emile Picy, édité par Jean-Baptiste Vey

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 31 Janvier 2011 à 18:59 | {0} Commentaires

C'est un magnifique reportage au long court ! Un blog précieux que l'on doit à Antoine Sabot, journaliste au Monde. Un régal...


Un blog à découvrir : La récolte d'après, une chronique de la vie rurale
Bienvenue à Mézères

Pour certains hommes politiques, ce sont les “racines de la France”, pour d’autres c’est “la France profonde”, certains y voient un lieu de villégiature alors que d’autres y travaillent toute l’année. Les campagnes et les villages français tiennent une place particulière dans l’imaginaire collectif sans pour autant être toujours bien compris.

Pour moi, la “campagne” c’est Mézères, un petit village d’une grosse centaine d’habitants où je venais passer, enfant, quasiment toutes mes vacances et qui me rapprochait de ma famille originaire d’Auvergne. Habitant à la lisière de cette région, à Saint-Etienne, je me savais “de la ville” mais me sentais aussi beaucoup “de la campagne”.

Ce village de Mézères m’a vu grandir, mais je l’ai quitté avant de le voir changer. Je l’ai quitté avant que l’image de la vie rurale la plus présente dans les médias soit celle d’agriculteurs répandant du lait dans les champs et criant leur désespoir de ne plus arriver à joindre les deux bouts. Mais cette image ne nous dit pas vraiment quelle est leur vie car le reste du temps on ne parle pas d’eux.

Je voulais donc revenir dans ce village, retourner voir ceux qui sont là depuis plusieurs générations et tenter de comprendre comment ils vivent et travaillent à nourrir la majorité de la population résidant en ville. Mais je voulais aussi voir les nouvelles maisons qui ont poussé dans les hameaux. Rencontrer les autres habitants de la campagne française, ceux qui comme moi ne sont pas forcément “du coin”, mais qui aiment habiter ici. Leur demander pourquoi ils sont venus s’installer loin de la ville, de son agitation mais aussi de ses services publics et de ses commerces facilement accessibles.

Au travers de ce blog qui durera trois semaines je n’entends pas dresser un portrait exhaustif de la vie rurale, mais apporter quelques touches de compréhension, au travers des portraits et des réflexions des habitants d’un village de moyenne montagne. Où (pour paraphraser le photographe Raymond Depardon) il n’y a pas assez de pente et de neige pour construire des stations de ski et profiter pleinement du tourisme, et où le sol n’est pas assez plat pour cultiver des céréales à perte de vue.

La récolte d'après. Une chronique de la vie rurale

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 31 Janvier 2011 à 13:32 | {0} Commentaires

Une présentation publique de la proposition de loi en faveur d’un bouclier rural et des territoires d’avenir aura lieu à Guéret, espace Fayolle, le 5 février à 10h. Voici le déroulé de la matinée :


Présentation de la proposition de loi des députés socialistes
De 10h00 à 10h30: accueil des participants, Mot d’accueil de Michel VERGNIER, maire de Guéret et député de la Creuse

Présentation de la proposition de Loi par Germinal PEIRO, Secrétaire national à la ruralité et à la mer, Député

Interventions des députés Christian PAUL et Olivier DUSSOPT puis de Jean-Jacques LOZACH, Président du Conseil Général de la Creuse - Sénateur

Débat avec la salle

Fin des discussions à 12h30

Point Presse

Vous pouvez consulter un dossier de presse complet sur le lien ci-dessous :

dossier_presse_br_pdf2.pdf Dossier Presse BR.pdf2.pdf  (2.55 Mo)


Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 29 Janvier 2011 à 18:17 | {0} Commentaires
Tags : Huelin Jura
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 29 Janvier 2011 à 14:41 | {0} Commentaires

Vœu sur le Bouclier rural lors de la session plénière des 24 et 25 janvier 2011.


Le conseil régional de Bourgogne vote une motion de soutien au bouclier rural
Le Conseil régional de Bourgogne

Constate qu’en France comme en Bourgogne beaucoup de Français choisissent de nouveau de vivre dans les territoires ruraux, d’y demeurer ou d’y revenir. Chaque jour de nombreux habitants, élus locaux, salariés, chef d’entreprise, jeunes ou retraités, responsables associatifs créent de l’activité économique, agricole, sociale, culturelle, touristique et font vivre une ruralité moderne.

Déplore qu’en fermant les écoles de village, les hôpitaux et les maternités de proximité, les bureaux de poste et en n’accompagnant pas la modernisation des réseaux comme celui de l’électricité ou du très haut débit, l’Etat n’ait pas pris la mesure de ces changements et des besoins des territoires ruraux. Pire encore le monde rural est désormais considéré par le gouvernement comme une terre de relégation. La fracture sociale s’est doublée d’une fracture territoriale !

Observe que le Conseil régional de Bourgogne aux côtés d’autres collectivités, tente de palier les carences de l’Etat et défend une vision moderne de la ruralité ; soutien aux communes rurales, déploiement du haut débit et bientôt du très haut débit partout pour tous, création de maison de santé, rénovation des lycées ruraux, maintien et renforcement de l’économie locale.

Remarque que l’égalité républicaine entre les citoyens où qu’ils habitent sur le territoire national et l’accès aux services publics n’est aujourd’hui plus garantie par l’Etat ; dont c’est pourtant la mission essentielle.

Considère que le maintien et le rétablissement des services publics en matière de santé, de justice, d’éducation, de service postal, de recherche d’emploi sont indispensables à la cohésion sociale et à la création de richesses et qu’il est primordial de garantir un temps d’accès maximum aux services de base.

Considère que pour assurer le développement économique et touristique des territoires ruraux des mesures spécifiques, en particulier en direction du commerce et de l’artisanat, ainsi que de nouvelles obligations pour le secteur bancaire doivent être arrêtées.

Demande solennellement la mise en place, par une loi de la République d’un véritable « bouclier rural » pour ces territoires d’avenir et pour rétablir l’égalité réelle des territoires et des citoyens.

Apportera son soutien à toute initiative du parlement ou du Sénat qui répondrait aux objectifs ci-dessus exposés.

Tags : Bourgogne
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 26 Janvier 2011 à 14:10 | {0} Commentaires

Aujourd’hui, les mobilisations pour défendre l’égalité de tous en matière de santé demeurent massives dans le monde rural. Les protestations pour maintenir et moderniser l’offre de soins sur des territoires abandonnés par la République sont évidemment nécessaires et utiles parce qu’elles obligent à imaginer et à inventer des solutions concrètes et adaptées à des territoires en mutation.


Le « Bouclier rural » pour stopper le désert médical
Exode urbain, modernité d’un nouveau modèle de vie rurale, demande sociale légitime de partager les grands choix de politiques publiques, dépassement des logiques comptables à court terme sont, en effet, le socle de cette réflexion. Les suppressions de blocs chirurgicaux, les fermetures de services et en particulier de maternités de proximité, témoignent de l’aveuglement du gouvernement en matière de santé publique. Des propositions sont pourtant sur la table, issues notamment de la mission parlementaire sur l’offre de soins conduite en 2008. Le monde rural attend de l’Etat des actes concrets. Le « Bouclier rural » comporte des garanties dans le domaine sanitaire afin de stopper la désertification médicale à la campagne.

Une inégalité réelle !

Notre système de santé, longtemps glorifié comme l’un des meilleurs du monde, présente aujourd’hui de redoutables symptômes : un financement fragilisé, un pilotage contesté et éclaté, et surtout, la multiplication des inégalités d’accès à des soins de qualité qui foulent aux pieds le droit à la santé, principe reconnu par la constitution de notre République et exigence éthique essentielle.

Les progrès scientifiques et technologiques ont rendu la médecine plus fiable, mais les impasses de la prévention, de l’organisation des soins et de la démographie médicale privent un grand nombre de Français du bénéfice réel de ces performances. Derrière la crise budgétaire bien réelle, est apparue la fracture sanitaire. Le désert médical, surtout dans le monde rural, s’est installé. Ses conséquences, encore mal mesurées, sont très diverses : territoires oubliés ou relégués, délais d’accès en cas d’urgence incompatibles avec l’efficacité minimale, permanence des soins approximative. Ses origines sont forcément complexes : médecine générale méprisée, spécialités désertées, prévention notoirement insuffisante, etc.

Dans le domaine de la santé comme dans celui de l’Education, en matière d’action publique, les fruits se récoltent à moyen et long terme. Ainsi, les choix politiques à faire aujourd’hui ne trouveront-ils leur plein impact que dans un délai de deux à quatre ans voire à plus de 10 ans. Il est donc plus que temps de décider et d’agir. Trop de retards s’accumulent, qui font perdurer l’irresponsabilité, l’impuissance publique et découragent les acteurs réellement engagés sur le terrain.

Les conditions brutales et souvent anarchiques dans lesquelles sont conduites les restructurations hospitalières ont également un impact fort sur l’accès aux soins. Elles désorientent les patients et démotivent les professionnels. La coordination des soins entre la ville et l’hôpital s’en trouve désorganisée, elle est pourtant primordiale. En effet, les hôpitaux de proximité constituent un renfort indispensable pour les médecins généralistes. Les urgences et les SMUR évitent de faire peser sur les seuls praticiens de ville ou de campagne la responsabilité des situations graves. Pour de nombreuses spécialités (gynécologie, radiologie…), l’hôpital proche est un point d’appui qui renforce l’attractivité et la sécurité des territoires.

Retrouver un égal accès aux soins

L'une des décisions indispensables sera de fixer des normes d’accès pour les soins de premier recours et pour la prise en charge hospitalière d'urgence :

L’accessibilité aux soins dans l’espace s’est dégradée. La distance géographique en temps de transport pour accéder à un généraliste ou un spécialiste s’est accrue. Il convient donc de prévoir un délai d’accès maximum, en fonction de la géographie réelle : 20 minutes d’un accueil de médecine générale, 30 minutes pour un service d’urgence (et un SAMU ou SMUR) et 45 minutes pour une maternité.

L’accessibilité aux soins dans le temps, le soir, la nuit ou le week-end a été déstabilisée en 2003 par l’abandon de l’obligation de participer à la permanence des soins, sans contrepartie ou système alternatif fiable pour les gardes. A minima, il faut fixer des délais d’attente pour l’accès aux spécialistes. Il n’est pas acceptable d’opposer un délai de six mois pour la consultation psychiatrique d’un adolescent (témoignage en Seine-Saint-Denis), ou de prés d’un an pour un ophtalmologiste dans la Nièvre.

L’accessibilité financière aux soins, malgré les progrès liés à la CMU, se heurtent aux déremboursements, aux franchises, aux coûts de transports et plus encore à l’effet des dépassements d’honoraires et à l’absence, dans certains territoires, de recours possibles à un médecin du secteur I. Nous devons en conséquence réduire les obstacles financiers par le plafonnement (conventionnel et légal) des dépassements d’honoraires. L’information des patients (devis préalable…), nécessaire, n’est pas suffisante. Préserver l'accès pour tous aux praticiens du secteur I nécessite qu'une politique de quotas soit appliquée au secteur II.

Négocier un « accord global » avec les professionnels

La lutte contre les déserts médicaux réclame une méthode de concertation mais aussi du courage. La loi Hôpital, patients, santé et territoires n’est clairement pas à la hauteur des enjeux. Cet « accord global » doit privilégier une mutation en profondeur des conditions concrètes d’exercice des professions médicales.

La prévention et les missions de santé publique doivent prendre toute leur place : il est urgent de « changer le logiciel », trop exclusivement polarisé sur le curatif. Pour l’avenir, il faut placer la santé avant les soins ! C’est en particulier le rôle du médecin traitant qui ne saurait se borner à rester un « distributeur de soins ».

Les regroupements qui s’opèrent entre professionnels de santé ne sont pas un effet de mode mais une nécessité pratique et humaine. Maisons de santé dotées d'un vrai projet médical, centres de santé, réseaux sont les modèles innovants de l’organisation professionnelle, dans les quartiers comme dans le monde rural, pour rompre l’isolement et mieux partager les tâches. Cet objectif de coopération entre les professionnels doit être encouragé vigoureusement par les pouvoirs publics comme le font depuis longtemps de nombreux pays étrangers.

Un nouveau métier, fondant un nouveau statut, doit être négocié et défini pour le médecin généraliste (et étendu à d’autres disciplines). En améliorant ainsi les conditions d’exercice, cela favorisera sans nul doute l’installation. Ce statut doit comporter plusieurs volets :
- Une définition de la médecine de premier recours, avec « un mandat de santé publique » au profit de la population d’un territoire, de prévention, de suivi des maladies chroniques, de permanence des soins.
- Une double rémunération, distinguant une partie forfaitaire liée à ces missions et le paiement des actes, dans un cadre fiscal et social unique et simplifié, lui permettant d’être à la fois libéral, salarié, vacataire, contractuel dans plusieurs lieux s’il le souhaite.
- Un transfert massif de tâches des médecins vers les autres professions de santé est nécessaire pour redonner du temps médical réel pour les praticiens, aujourd’hui en « surchauffe ». Cet appui est à trouver par du secrétariat partagé et la délégation de tâches auprès d'autres professionnels (pharmaciens, infirmiers…), en particulier pour les maladies chroniques.
- De la formation continue, obligatoire et soutenue financièrement, pour permettre l’actualisation des connaissances mais aussi l’évolution des carrières.

Nous insistons sur les améliorations à opérer à l’université pour former autrement la future génération de médecins:
- gestion des effectifs globaux, par discipline et par régions, en fonction des besoins.
- déroulement des cursus et des stages permettant en temps utile la connaissance de la médecine générale, y compris rurale.
- ouverture réelle, pour les étudiants aux disciplines non hospitalières, l’affirmation de la filière de médecine générale, tragiquement sous-dotée en postes universitaires titulaires. Sa réhabilitation aux yeux des nouvelles générations d’étudiants est une priorité absolue.

Remettre en cause la liberté d’installation

Il ne suffit pas de rappeler que les dépenses de santé sont socialisées, et que la majorité des revenus des professionnels provient de l’argent (public) de l’Assurance maladie. Il importe d’associer l’ensemble des professionnels et les organisations qui les représentent à la résorption des inégalités territoriales. Dans de nombreux départements, cette réflexion a cheminé : regroupements pluridisciplinaires, réseaux, régulation (libérale) de la permanence des soins, voire participation à l’urgence vitale. Mais l’extrême disparité et le déséquilibre géographique des installations depuis des décennies ne sont désormais plus acceptés par la société française. C’est une cause nationale : l’Etat comme l’Assurance maladie ne sauraient laisser la réponse au désert médical à la seule initiative des professionnels les plus motivés ou à la charge des collectivités locales.

Les incitations financières doivent être évaluées, encadrées pour éviter la concurrence des territoires (« on répond au désert par la jungle ») et mieux ciblées (accorder des bourses d’études cofinancées par l’Assurance maladie assorties de l’engagement d’exercer cinq ans en zones sous-denses, ou bien demander leur remboursement…). Elles sont cependant insuffisantes.

C’est pourquoi, il est devenu nécessaire de freiner les installations dans les zones excédentaires. Sans drame, les infirmier(e)s ont montré l’exemple, dans une démarche conventionnelle, en subordonnant les installations aux départs dans les zones trop denses. Nous soutenons une démarche de « réponse graduée, mais ferme ». Elle conjuguerait des mesures désincitatives (sur les charges sociales), un conventionnement plus sélectif (quotas d’installations nouvelles). Dans un avenir proche de 2 à 3 ans, si le déséquilibre actuel n’est pas endigué, des plafonds d’installation pour une période de dix ans pourraient être instaurés dans les zones excédentaires. Pour mieux coller au terrain, les critères pour établir ces zonages (excédent/déficit) doivent être revus et discutés.

Un remaillage offensif des territoires

Ce sera l’une des missions clés des Agences régionales de santé. Nous en approuvons le principe, pour une unité d’action et pour remédier à l’émiettement de l’Etat dans le domaine sanitaire. Le cloisonnement, le corporatisme, les concurrences excessives entre établissements de santé figurent également parmi les raisons du désordre actuel

Une démocratie sanitaire participative est à inventer avec les élus, les associations d’usagers et de patients. Il s’agit en premier lieu de mettre en œuvre la seconde étape de la loi du 1er mars 2002 relative aux droits des malades. C’est une garantie pour que les choix répondent aux besoins, et pour prévenir les excès du centralisme, fût-il régional, qui gomme les inégalités territoriales. C’est pourquoi le mode de gouvernance des ARS ne saurait signifier une « étatisation », même rationalisée, ni se réduire à une simple redistribution des rôles entre l’Etat et les partenaires de l’Assurance maladie. La prise en compte de la géographie concrète, l’aménagement sanitaire infrarégional, la sécurité et l’accès réel aux soins nécessitent une participation accrue des élus et des représentants des territoires.

L’offre de soins de premier recours doit être élaborée en « pôles de santé », où les acteurs bâtissent ensemble un « projet médical de territoire ». Ce travail d’animation territoriale doit s’appliquer à la médecine de premier recours, pour la réhabiliter vigoureusement dans la noblesse et la diversité de ses missions. C’est vrai également pour la modernisation négociée du réseau hospitalier. Il importe en effet de préserver l’autonomie des établissements au sein de « communautés » mutualisant les personnels et les moyens. Les ARS devront être garantes de cette coopération hospitalière, entre grands centres hospitaliers et hôpitaux de proximité, en évitant le « cannibalisme hospitalier ». Des « MIGAC de continuité territoriale » doivent permettre de gérer les quelques dizaines d’exceptions géographiques, nécessitant le maintien de services en-dessous des seuils habituels et des dérogations sur l’application de la tarification à l’acte comme des choix transparents et adaptés en matière de développement des services de soins à domicile.

« Ré humaniser les villes et revitaliser les campagnes », comme le propose Edgar Morin, passe par ce patient travail d’imagination et de remise en cause des idées reçues que veut promouvoir le bouclier rural. Sachons nous en saisir pour réparer une République aujourd’hui abimée !

Fabien BAZIN, conseiller général de la Nièvre, maire de Lormes
Olivier DUSSOPT, député de l'Ardèche
Jean-Philippe HUELIN, animateur du site « Vers un bouclier rural »
Christian PAUL, député de la Nièvre, président du laboratoire des idées
Michel VERGNIER, député de la Creuse l

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Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 26 Janvier 2011 à 11:18 | {0} Commentaires
Martine Faure, députée de la Gironde, soutient le bouclier rural
Je suis signataire de la proposition de loi en faveur d'un bouclier rural déposé par mon groupe politique. Face à l'abandon des territoires ruraux et la méconnaissance de ses problématiques, les élus socialistes travaillent depuis plusieurs mois à l'élaboration d'un texte visant à rééquilibrer l'aménagement du territoire.

En effet, la politique actuelle du gouvernement affiche une indifférence pour les territoires ruraux et met à mal la solidarité nationale, seule garante du pacte républicain.

Ebauché dans la "Convention Egalité Réelle" du Parti Socialiste, ce texte a pour ambition d'agir pour une solidarité renouvelée, d'aiguillonner les dynamiques locales et d'innover dans le respect des différences territoriales.

Martine Faure, 24 janvier 2011.

Tags : Martine Faure
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 24 Janvier 2011 à 16:23 | {0} Commentaires

Lors de sa présentation des voeux, le maire de Caucourt (Pas-de-Calais), Alfred Reschke, s'adresse au député Serge Janquin pour lui demander d'intervenir à l'assemblée pour créer un bouclier rural pour les petites communes :


Un maire rural témoigne de la nécessiteé du bouclier rural
« Certains privilégiés ont bien obtenu le leur à titre personnel. Nous réclamons un bouclier rural pour sauver nos écoles ou simplement demander un moratoire. On ne peut pas comptabiliser les enfants de la même manière en milieu urbain et en milieu rural. De plus, la France rurale se repeuple, alors attendons quatre ou cinq ans pour revoir cette carte scolaire. Nous réclamons également un bouclier rural pour nos contrats aidés dont le nombre devrait être réduit en 2011. Ces emplois partiels, souvent un par village, donnent une chance aux plus démunis et nous en avons cruellement besoin. »

La Voix du Nord, mercredi 19 janvier 2011

Tags : école
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Samedi 22 Janvier 2011 à 14:40 | {0} Commentaires

Suite à une question écrite du sénateur de la Drôme Didier Guillaume, les sénateurs ont longuement discuté de la nouvelle ruralité française le 13 janvier 2011.


Débat sur la ruralité au Sénat
Cette question est ainsi libellée :

« M. Didier Guillaume attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire sur les conditions nécessaires à réunir pour définir le nouveau visage de la ruralité française, facteur de cohésion et d’avenir pour les territoires.

« Le secteur rural représente 80 % de la superficie de la France où réside 50 % de sa population, soit plus de 32 millions d’habitants. Or, avec la disparition progressive des services publics – santé, justice, éducation,… –, le recul des implantations territoriales de l’État et les conséquences désastreuses de cette révision générale des politiques publiques, ou RGPP, qui symbolise le désengagement de l’État, ces territoires sont de plus en plus fragilisés et leurs habitants en difficulté croissante du fait de l’absence de facilité d’accès aux services publics de base.

« La ruralité constitue pourtant un secteur économique bien plus large que l’agriculture à laquelle elle est le plus souvent associée. Les territoires ruraux, ce sont aussi des PME, des artisans et commerçants dynamiques et innovants. C’est aussi une économie sociale et solidaire génératrice d’emplois, comme en témoigne la multiplication des services d’aide à la personne. C’est un laboratoire d’innovation.

« À travers ces initiatives, les territoires ruraux retrouvent un dynamisme qu’il faut contribuer à encourager collectivement afin de créer les bases d’une harmonie territoriale retrouvée en cohésion avec les territoires urbains.

« C’est pourquoi, il souhaite, à travers ce débat, demander au ministre chargé de la ruralité et de l’aménagement du territoire comment le Gouvernement entend se réengager aux côtés des collectivités territoriales et de tous les acteurs locaux pour le développement des territoires ruraux et s’il est prêt à mener une politique volontariste à l’égard de ces zones pour réduire une fracture territoriale de plus en plus marquée. »

Pour lire la totalité du débat, cliquer ici

Tags : Sénat
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 20 Janvier 2011 à 13:57 | {0} Commentaires

Lors d'un débat sur la ruralité au Sénat le 13 janvier 2011


Jean-Jacques Lozach, sénateur de la Creuse, défend le bouclier rural
Il nous faut une grande loi sur le développement des territoires ruraux, portée par une idée légitime exprimée à travers l’expression « bouclier rural », comportant notamment le maintien ou le rétablissement de services publics indispensables à la cohésion sociale.

Oui, la ruralité est riche de virtualités, d’attentes et d’exigences ! Aussi, l’État mais également l’Europe doivent-ils l’aider à choisir le meilleur d’elle-même, en jouant toutes ses cartes avec détermination.

Tags : Lozach
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Jeudi 20 Janvier 2011 à 13:54 | {0} Commentaires

Revue de presse

Dans Direct Matin

Tags : Bazin
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Lundi 17 Janvier 2011 à 19:36 | {0} Commentaires
Frédérique Massat : «Pour la création d'un bouclier rural»
Frédérique Massat, députée socialiste de l'Ariège, est signataire de la proposition de loi en faveur d'un bouclier rural.

Face à l'abandon des territoires ruraux, les élus socialistes travaillent depuis plusieurs mois à l'élaboration d'un texte visant à rééquilibrer l'aménagement du territoire.

La politique actuelle du gouvernement affiche un mépris pour les territoires et met à mal la solidarité nationale seule garante du pacte républicain.

Ébauché dans la Convention pour une égalité réelle du PS, ce texte a pour ambition d'agir pour une solidarité renouvelée, d'aiguillonner les dynamiques locales et d'innover dans le respect des différences territoriales.

ariegeNews, 13 janvier 2011

Tags : Massat
Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Vendredi 14 Janvier 2011 à 15:44 | {0} Commentaires

Le parodique "Fernand Buron" autoproclamé "pov'con de Sarkozy" parle du bouclier rural dans son livre à paraitre : "Casse-toi pov'con, le livre qui congédie Sarkozy". A lire, l'extrait suivant...et le reste !


"Fernand Buron", le pov'con de Sarkozy
Et l’agriculture ? Vous m’avez bien dit que votre fils était agronome…

Je l’ai gardée pour la bonne bouche. Mon Denis, il a sa petite idée pour améliorer la vie dans nos campagnes. Il a écrit un article là-dessus pour un journal du Québec. Il s’inspire du bouclier rural, je ne sais pas si vous en avez entendu parler…

Le bouclier rural ?

C’est une proposition faite par des députés socialistes pour réduire les inégalités entre la ville et la campagne. Les territoires ruraux, ils appellent ça… Contre le désert médical, hospitalier, judiciaire… Comme l’État a laissé tomber les collectivités locales et que Sarkozy est en posent un traitement de cheval pour relancer tout ça. Parce que si on ne fait rien, dans dix ans, nos campagnes, ça va être le désert… Surtout que maintenant, y a des citadins qui arrivent parce qu’ils ont plus les moyens de se loger en ville ! Faut faire quelque chose pour pas qu’ils repartent…

Et c’est quoi, l’idée de votre fils ?

Lui, c’est plutôt un bouclier social qu’il propose… Dans les villes de plus de mille habitants, on ouvrirait des Bourses populaires de réseau et d’échange, où on pourrait troquer tout ce qu’on veut, acheter des légumes, de la volaille aux paysans du coin, sans passer par les mafias de la distribution. Comme les AMAP, quoi…

Vous pouvez acheter le livre sur les liens suivants :
http://fernandburon.blogspot.com/
http://cassetoipovconlelivre.blogspot.com/

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mercredi 12 Janvier 2011 à 15:29 | {0} Commentaires

La chronique "Les idées claires " de Julie Clarini du 11 janvier 2011


A quand un "bouclier rural" ?
Qu'est-ce que ce bouclier rural ? D'abord c'est un petit clin d'œil tout à fait voulu à la politique fiscale de Nicolas Sarkozy, mais c'est aussi une idée sérieuse qui voudrait essaimer à gauche.

Elle part d'un constat, d'un fait un peu nouveau, et encore largement méconnu des appareils politiques : la France est en train de vivre un exode urbain. Vous avez bien entendu : un exode urbain, et pas rural.

Certains de nos concitoyens sont en effet partis vivre à la campagne. Je vous vois venir, mais non, le phénomène est loin de se réduire à une jeunesse écolo et néo-baba en quête d'air frais – qui en général privilégie la maison de campagne.

Non, c'est même l'inverse : ce sont essentiellement des gens de petits milieux, des ménages modestes, qui s'installent à la campagne, car ils pensent pouvoir s'y loger pour moins cher. C'est ainsi que l'embourgeoisement des villes, la gentrification des centres, a pour conséquence étonnante d'inverser le mouvement massif de l'exode rural que la France a entamé au XIXème siècle. Un chiffre pour vous en donner l'ampleur de cette nouvelle migration : le département de l’Hérault accueille chaque mois mille nouveaux habitants.

En fait, pour être précis, plutôt que d'un exode urbain, il faudrait parler d'une rurbanisation : les populations citadines s'implantent dans ces espaces qui avoisinent les grands centres urbains. Et qui ressemblent à des zones pavillonnaires.

Malheureusement, une petite maison dans la prairie, c'est parfois loin d'être idyllique; par les temps qui courent, le rêve se transforme souvent en cauchemar. C'est ce qu'ont mis en évidence trois géographes ; dans une enquête parue l'été dernier dans les pages du Monde diplomatique, ils ont montré que la rareté des emplois et des services publics aggravait encore la précarité des plus fragiles. De nouvelles formes de pauvreté apparaissent dans ces territoires où la « solidarité villageoise » a tout d'un mythe.

Mais revenons au « bouclier rural » qui découle de ce réveil parfois douloureux des nouveaux ruraux. L'idée en est venue à des élus socialistes de la Nièvre qui ont fait le constat que ces nouveaux « habitants des champs » étaient les grands oubliés des responsables politiques. Certes, la droite s'adresse traditionnellement aux agriculteurs mais ils ne représentent qu'une frange minoritaire de ces nouvelles populations. Un rapport de l'Igas montrait une composition sociale de ces territoires loin, très loin, de nos clichés sur la question : parmi ceux qui travaillent, seuls 7% sont agriculteurs, 32% sont ouvriers et 27% employés.

Le parti socialiste semble s'être laissé convaincre de cette réalité sociale ; du moins le fameux texte sur « l’égalité réelle » adopté cet automne reprend-il l'idée d'un bouclier rural. Il suggère de garantir aux habitants de ces zones-là un « temps d’accès maximum » aux services essentiels que sont la médecine générale, l'école ou le bureau de poste.

Bref c'est une idée qui fait son chemin.

Et là vous vous dites, Marc, et vous chers auditeurs, que ce bouclier rural, ce n'est pas bête, c'est même plutôt futé, et après tout bien consensuel. Et bien vous vous trompez !

En vérité, à gauche, cette idée nourrit d'âpres débats. C'est qu'elle soulève une question politique essentielle : celle de la représentation des classes populaires. Qui sont aujourd'hui les pauvres, les dominés, les sans-voix, dont la gauche doit se faire le porte-parole ? Le héraut ?

Les ruraux ou es banlieusards ? Les « gars du coin » ou les « jeunes des quartiers » ?

La réponse est loin d'être tranchée.

Il y a déjà cinq ans, un sociologue Nicolas Renahy avait consacré une étude à la jeunesse rurale ( elle vient de ressortir en poche,du reste). Il pointait du doigt la réalité suivante : quand en plus d'être jeune, on est ouvrier dans le monde agricole, on est doublement invisible, d'abord comme « rural » et ensuite comme « ouvrier ». Ce fut comme une piqûre de rappel : la classe ouvrière existait toujours, et les campagnes aussi.

A l'autre bout du spectre, la jeunesse des banlieues, elle, focalise l'attention des médias -c'est peu de le dire- et pâtit même d'un trop-plein d'existence dans les discours politiques.

Alors, aux invisibles des champs ou aux trop-visibles des villes, à qui les responsables politiques doivent-ils s'adresser ? Aucun doute que selon la réponse, selon le choix stratégique qui sera fait demain par les appareils, les accents du discours seront sensiblement différents.

Je finis avec une récente passe d'armes qui illustre le déchirement entre ces deux représentations des classes populaires. Elle a eu lieu dans les pages « rebonds » de Libération. Gael Brustier et Julien Langfried sont deux membres de la fondation Res Publica, le think tank que préside Jean-Pierre Chevènement ; ils ont développé dans une tribune libre cette idée d'une France populaire, qui n'est plus celle des ateliers et des usines des grandes métropoles, mais une France périphérique, soit périurbaine, soit rurale. Quelques jours plus tard, à la toute fin décembre, le sociologue Eric Fassin évoquait leur analyse et en parlait comme d'une défense de la blanchité ; l'attaque était de sa part d'autant plus vigoureuse que l'ensemble de son article portait sur le néo-populisme d'extrême droite.

Faudra-t-il donc choisir à gauche entre la petite classe moyenne blanche et les fils d'immigrés ? On espère que non...mais il y de beaux débats et de très sérieuses discussions en perspective.

Julie Clarini, France culture, 11 janvier 2011

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Mardi 11 Janvier 2011 à 09:43 | {0} Commentaires

Bientôt les douze coups de minuit sonneront la fin de l'année. Marianne2 vous propose une rétrospective à travers les mots qui ont fait l'actualité. Aujourd'hui: retour sur une idée qui malheureusement n’a pas retenu l’attention des médias. Dommage car il s’agit peut-être d’une des meilleures idées que le PS ait pu avoir en 2010: l’instauration d’un «bouclier rural».


Les mots de l'année 2010: le «bouclier rural», la vraie bonne idée du PS
Solférino serait une coquille vide d’idées ? Le Parti socialiste en a pourtant parfois de bonnes. Non pas le care de Martine Aubry. Il y eut cette année, par exemple, le « juste échange », sorte de protectionnisme dont on peut regretter qu’il soit un peu light , mais qui représente tout de même un pas de géant pour des dirigeants PS jusque-là quasi entièrement vendus aux thèses libre-échangistes. Il y eut, aussi et surtout, le « bouclier rural », une expression judicieusement choisie puisqu’elle renvoie au détestable et symbolique « bouclier fiscal » voulu par le roitelet de l’Elysée.

Mais le « bouclier rural » n’est pas une mesure-slogan fleurant bon le marketing politique comme on pourrait le croire de prime abord. Bien au contraire. Derrière cette appellation, il y a une prise de conscience. Du moins, un début. Le PS, au cours des vingt dernières années, a pris la fâcheuse habitude de ne s’adresser qu’aux électeurs des grands centres urbains bien éloignés des classes populaires auxquelles il est censé parler. Pour faire court et caricatural : les bobos. L’idée du bouclier rural part d’un constat : la France a connu un exode urbain. Le prolo ne vit désormais plus en ville, mais à la campagne ou dans les zones dites périurbaines (1). Et ces nouveaux habitants des champs sont les grands oubliés des responsables politiques. Selon l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), les anciens et néo-ruraux, que ne veulent surtout pas voir les grands qui nous gouvernent, seraient près de 11 millions, soit tout de même « 18% de la population de France métropolitaine ».

Que propose le « bouclier rural » imaginé par des élus socialistes de la Nièvre et repris, en partie, cette année, par le PS national dans le fameux texte sur l’égalité réelle ? De réduire cette fracture territoriale qui vient se superposer, s'entremêler, à la déjà très connue fracture sociale. Le texte défendu par Benoît Hamon suggère donc de garantir aux habitants de ces zones-là « par des normes adéquates, un temps d’accès maximum aux services essentiels : accueil de médecine générale, école élémentaire et collège, bureau de poste, etc. » « Par exemple, est-il précisé, l’organisation hospitalière pourra être repensée autour des bassins de vie, pour permettre l’accès à un service d’urgence à moins de 30 minutes, à une maternité à moins de 45 minutes. » L’accent est donc mis sur les services publics. Mais pas seulement. Avec son « bouclier rural », le PS assure aussi vouloir réduire les fractures énergétique et numérique que connaissent ces territoires et participer à leur essor par « la création de zones de développement économique rural, accompagnées de nouveaux outils fiscaux, bancaires et réglementaires ».

Le « bouclier rural » est une si riche idée que les socialistes viennent de découvrir que des députés UMP ont décidé sans vergogne de se l’approprier en déposant une proposition de loi le 20 décembre dernier. Un texte qui fleure bon le plagiat. Certes, le PS n’est pas une coquille vide d’idées. Mais il en a si peu de nouvelles et de percutantes. Et voilà qu’il parvient à se faire barboter une des meilleures qu’il ait pu avoir cette année. Sans doute le PS devra-t-il imaginer en 2011 l’instauration d’un « bouclier programmatique »…

(1) Un phénomène parfaitement décrit par Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin dans l’ouvrage Recherche le peuple désespérément paru fin 2009 chez Bourin éditeur.

Gérald Andrieu - Marianne2 - Dimanche 2 Janvier 201

Rédigé par Jean-Philippe HUELIN le Dimanche 2 Janvier 2011 à 12:15 | {0} Commentaires






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