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 <title>Vers un Bouclier Rural</title>
 <subtitle><![CDATA[Ce blog entend rassembler les solutions pour sortir le monde rural de sa relégation géographique et sociale. Il vise à construire un véritable "Bouclier Rural".]]></subtitle>
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 <updated>2012-05-19T01:30:39+02:00</updated>
  <entry>
   <title>Plus de 6 millions de Français n'ont pas accès rapidement aux urgences</title>
   <updated>2012-03-15T18:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.bouclier-rural.net/Plus-de-6-millions-de-Francais-n-ont-pas-acces-rapidement-aux-urgences_a236.html</id>
   <category term="Outil d'analyse" />
   <photo:imgsrc>http://www.bouclier-rural.net/photo/art/imagette/4006912-6078070.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-15T18:16:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Philippe Huelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.bouclier-rural.net/photo/art/default/4006912-6078070.jpg" alt="Plus de 6 millions de Français n'ont pas accès rapidement aux urgences" title="Plus de 6 millions de Français n'ont pas accès rapidement aux urgences" />
     </div>
     <div>
      En matière d'accès aux soins, la distance compte, et encore plus pour les urgences. François Hollande en fait un point fort de son programme sur la santé, en promettant de fixer &quot; un délai maximum d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence&quot;. C'est sur l'inquiétude qui lui remonte, particulièrement des zones rurales, que s'appuie le PS, et non sur des données chiffrées. Le candidat socialiste devait revenir sur cet engagement, mardi 13 mars à Romans, dans la Drôme, lors d'une table ronde organisée avec des professionnels de santé.       <br />
              <br />
       &quot; C'est une annonce médiatique, et cela reviendrait à clairsemer les moyens, réagit Philippe Juvin, député européen UMP et médecin. Et c'est une proposition qui n'apporte rien, puisque, selon les chiffres du ministère de la santé, 95 % des Français ont un accès à des soins en moins de 15 minutes. &quot; Il juge qu'une telle annonce mériterait que le PS explique s'il fait référence aux urgences vitales, qui nécessitent des équipements lourds (blocs chirurgicaux...), ou pas seulement. L'UMP elle-même, dans sa convention santé pour la présidentielle, présentée à l'automne, a préconisé un plan national pour les urgences vitales. Le candidat Sarkozy n'a pas, pour l'instant, indiqué ce qu'il retiendrait des propositions du parti sur l'accès aux soins.       <br />
              <br />
       MAILLER LE TERRITOIRE       <br />
              <br />
       Pour y voir plus clair, Emmanuel Vigneron, professeur d'aménagement sanitaire à l'université de Montpellier et auteur du livre Les Inégalités de santé dans les territoires de français (Elsevier Masson, 2011), vient de réaliser la carte du temps d'accès aux structures d'urgences, soit dans les services dans les hôpitaux, soit à d'arrivée du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR). Il en ressort que 90,4 % de la population y a accès en moins de 30 minutes.&quot;Cela fait plus de 6 millions de Français de métropole qui n'ont pas un accès rapide aux urgences, auquel il faut ajouter des habitants des DOM-TOM &quot;, commente-t-il.       <br />
              <br />
       Ces Français qu'il évoque ne vivent pas forcément dans des zones très reculées, mais aussi dans des communes situées dans l'Aube ou le Lot par exemple, ou à la frontière entre plusieurs départements et éloignées des préfectures. Il y voit le signe d'une organisation sanitaire de moins en moins efficace. Ce géographe plaide pour la détermination de normes d'accès, comme ces 30 minutes d'accès pour les urgences, avec inscription dans la loi.       <br />
              <br />
       &quot; La République ne peut pas laisser tomber 10 % de la population. Il faut identifier des zones, les définir comme des exceptions territoriales, et apporter des solutions au cas par cas &quot;, avance-t-il. S'il juge qu'il ne doit pas être exclu d'ouvrir des services d'urgence ici ou là, comme au Nord du Cantal par exemple, il pense, plus globalement, que la création d'antennes de SMUR et davantage de recours au transport en hélicoptère peuvent être de bons moyens de mieux mailler le territoire.       <br />
              <br />
       Le PS est sur cette logique. Et à l'UMP, on estime aussi qu'il faut aussi faciliter le transport des malades. Reste l'engorgement des services d'urgences, symboles d'un problème d'organisation des lits dans les hôpitaux et de la difficulté de certains patients à avancer les frais médicaux, ce qui les détourne de la médecine de ville. Un autre dysfonctionnement du système pointé par de nombreux candidats.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/03/13/plus-de-6-millions-de-francais-n-ont-pas-acces-rapidement-aux-urgences_1667498_823448.html">Laetitia Clavreul, Le Monde.fr | 13.03.12</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.bouclier-rural.net/Plus-de-6-millions-de-Francais-n-ont-pas-acces-rapidement-aux-urgences_a236.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'AMRF affiche ses priorités pour la ruralité</title>
   <updated>2012-03-15T18:04:00+01:00</updated>
   <id>http://www.bouclier-rural.net/L-AMRF-affiche-ses-priorites-pour-la-ruralite_a235.html</id>
   <category term="Proposition" />
   <photo:imgsrc>http://www.bouclier-rural.net/photo/art/imagette/4006861-6078011.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-15T17:59:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Philippe Huelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un courrier destiné aux candidats à l'élection présidentielle, Vanik Berberian expose les dix points essentiels identifiés par les Maires Ruraux pour la ruralité, en sollicitant leur opinion à ce sujet. Leurs réponses seront publiées sur ce site dès leur arrivée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.bouclier-rural.net/photo/art/default/4006861-6078011.jpg" alt="L'AMRF affiche ses priorités pour la ruralité" title="L'AMRF affiche ses priorités pour la ruralité" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Développer l’accès au très haut débit sur l’ensemble du territoire avant la fin du mandat.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Donner un caractère contraignant à la Charte des services publics en milieu rural du 23 juin 2006.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Mettre en place une politique de l’habitat en milieu rural.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Mettre en place un plan de développement de la vie associative.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Généraliser le plan Ecole Numérique Rurale.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Rééquilibrer la DGF, vers un montant de DGF équivalent quelle que soit la taille de la commune.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Réaffirmer et défendre la reconnaissance de l’autonomie des 36 000 communes de France : L'intercommunalité est d'abord un choix volontaire des communes. Il faut que la réorganisation territoriale (qui aura lieu) garantisse leur légitime place aux représentants des territoires ruraux dans la gouvernance des départements et des régions.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Adopter une loi de modernisation pour l’exercice du mandat d’élu.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Prévoir l’élection par scrutin de liste dès le premier habitant.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Créer une mission interministérielle à l’aménagement du territoire.</li></ul>       
              <br />
       <a class="link" href="http://www.amrf.fr/">AMRF</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.bouclier-rural.net/L-AMRF-affiche-ses-priorites-pour-la-ruralite_a235.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>François Hollande à la reconquête de l’électorat agricole</title>
   <updated>2012-03-03T16:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.bouclier-rural.net/Francois-Hollande-a-la-reconquete-de-l-electorat-agricole_a231.html</id>
   <category term="Revue de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.bouclier-rural.net/photo/art/imagette/3939684-5945485.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-03T16:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Philippe Huelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En déplacement en Mayenne jeudi 23 février, le candidat socialiste s’est rendu dans une exploitation laitière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.bouclier-rural.net/photo/art/default/3939684-5945485.jpg" alt="François Hollande à la reconquête de l’électorat agricole" title="François Hollande à la reconquête de l’électorat agricole" />
     </div>
     <div>
      À la veille de l’inauguration du Salon de l’agriculture, le candidat socialiste à la présidentielle a chaussé les bottes, jeudi 23 février. En visite dans une exploitation laitière à Parné-sur-Roc en Mayenne, François Hollande est revenu sur ses grandes orientations pour l’agriculture. « Il y a un triple enjeu de production pour la France, de rémunération juste pour les exploitants et de qualité pour les consommateurs » , a-t-il résumé.       <br />
              <br />
       Dans le détail, c’est mardi 28 février que François Hollande reviendra sur ses propositions à l’occasion d’une longue visite dans la « plus grande ferme de France »  où, selon son entourage, il devrait passer pas moins de 7 heures. Son rival, Nicolas Sarkozy y est attendu dès samedi 25 février. Cette très longue visite à la porte de Versailles, façon Jacques Chirac, témoigne de son ambition de reconquête d’un électorat traditionnellement marqué à droite. Dans son projet présidentiel aux 60 engagements, la question agricole figure dans le peloton de tête des priorités, en sixième position.       <br />
              <br />
       Les grandes lignes du projet du candidat socialiste portent d’abord sur la politique agricole commune (Pac) qui « n’a pas été suffisamment défendue »  a dit en Mayenne François Hollande. Les socialistes entendent défendre le volume des aides mais revoir le système de répartition. « 80 % des aides profitent à 20 % des agriculteurs, explique Germinal Peiro, en charge de l’agriculture dans l’équipe de François Hollande. La Pac profite ainsi aux grandes exploitations notamment céréalières » .        <br />
              <br />
       <b>Revitalisation du monde rural</b>       <br />
              <br />
        « Retenir comme seul critère l’hectare est injuste, argumente le député de Dordogne. Il faut introduire d’autres critères comme la création d’emploi ou l’environnement. Depuis 30 ans, on a privilégié un seul modèle agricole et si on continue, on passera de 500 000 exploitations à 150 000 dans les années qui viennent. »         <br />
              <br />
       Le deuxième pilier du projet socialiste est de mettre en place des « contrats de filières » pour rétablir les rapports de force face à la grande distribution. 56 000 agriculteurs soit environ 10 % d’entre eux touchent actuellement le RMI, selon les socialistes. « Les produits agricoles ne sont pas des produits comme les autres, a insisté François Hollande. Or, on a laissé faire les marchés. Les agriculteurs attendent aujourd’hui une politique de contractualisation. » En visite dans une Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) il a aussi plaidé pour le regroupement des exploitants agricoles.       <br />
              <br />
       Enfin, le troisième axe concerne la revitalisation du monde rural. « La ruralité a été délaissée »  a affirmé le 23 février François Hollande.<b> Les socialistes proposent la mise en place d’un « bouclier rural » qui garantira la présence de services publics ou l’accès aux soins.</b> « La France ne pourra relever les défis qui l’attendent que si elle se rassemble autour de tous ses territoires » ,a insisté le candidat.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Francois-Hollande-a-la-reconquete-de-l-electorat-agricole-_NG_-2012-02-23-771628">BERNARD GORCE, La Croix, 23 février 2012</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.bouclier-rural.net/Francois-Hollande-a-la-reconquete-de-l-electorat-agricole_a231.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un bouclier rural pour des territoires d’avenir</title>
   <updated>2012-02-29T21:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.bouclier-rural.net/Un-bouclier-rural-pour-des-territoires-d-avenir_a230.html</id>
   <category term="Proposition" />
   <photo:imgsrc>http://www.bouclier-rural.net/photo/art/imagette/3929433-5925300.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-29T21:44:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Philippe Huelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le bouclier rural c’est quoi ? 10 millions d’urbains déclarent vouloir venir vivre à la campagne. Depuis 5 ans, 2 millions de citadins sont venus vivre en ruralité. L’exode urbain a remplacé l’exode rural, sans faire de bruit, c’est un changement de logiciel fondamental. C’est un nouveau modèle pour une nouvelle vie qui se construit, fondé sur le bien vivre ensemble et l’innovation. C’est une contribution à l’entrée dans la société numérique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.bouclier-rural.net/photo/art/default/3929433-5925300.jpg" alt="Un bouclier rural pour des territoires d’avenir" title="Un bouclier rural pour des territoires d’avenir" />
     </div>
     <div>
      C'est au départ un constat: la ruralité est absente du débat public, alors que, peut être plus que jamais avons-nous besoin de la capacité d'inventer, de proposer et d'imaginer de nos campagnes. Aujourd'hui, à force de reportages télévisés sur une vie urbaine présentée comme anonyme et &quot;stressante&quot; et de témoignages de citadins qui viennent &quot;décompresser&quot; chez nous le temps d'un week-end ou des vacances, se forge peu à peu le sentiment que la ruralité construit un modèle de vie alternatif et, au fonds, très moderne, à tout le moins très vivable.       <br />
              <br />
       Les nouvelles technologies, l'environnement préservé, la qualité des relations humaines- on se dit bonjour lorsque l'on se croise-, les commerces de proximité et même les petits super marchés locaux -où l'on connaît sa caissière-, les nouveaux emplois qui émergent peu à peu et peut être surtout la nécessité de devoir inventer et imaginer chaque jour des solutions à des questions très concrètes de la vie quotidienne ( Comment se déplacer? Comment lutter contre l'isolement des plus anciens et « faire compagnie »? Comment organiser les relations entre parents et enseignants? Quel nom donner à la nouvelle école maternelle? Comment participer à la vie de son village? ....) : Tout cela rend possible une contribution de la ruralité à un nouveau modèle de vivre ensemble qui promeut &quot; la ré humanisation des villes et la revitalisation des campagnes&quot;, comme le propose Edgar Morin.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, selon BVA en 2008, 8 millions de citadins (qui seraient 11 millions en 2009 selon le dernier sondage commandé par le collectif ville campagne !) ont aujourd'hui un projet de vie à la campagne. On parle aujourd’hui d'exode urbain. Même si les jeunes ruraux continuent de rechercher formations et emplois à la ville, l'envie de revenir au pays est une réalité partagée, ne serait-ce que le week-end  pour rejoindre son club de foot.       <br />
              <br />
       Or, l’Etat a démontré son absence de projet pour la société française. Il abandonne son rôle de stratège et privilégie une approche idéologique qui nie le vivre ensemble au profit de l’individualisme, l'excès inverse du collectivisme. L’hyper concentration apparaît comme un recul dans l’organisation de notre société.       <br />
              <br />
       Quand le « bouclier fiscal donne plus à ceux qui ont déjà trop », nous proposons de mettre en œuvre un bouclier rural qui garantisse l'égalité des droits et des chances au développement des territoires ruraux. Il serait opposable par les citoyens et les collectivités locales à l'Etat et à toutes les personnes morales chargées de la mise en œuvre d'une politique publique et en particulier de service public ou de l'emploi et du développement économique.       <br />
              <br />
       Autrement dit, il s'agit de remettre la République au village, a rebours des régressions dramatiques des années récentes.       <br />
              <br />
       Voici donc ce que nous voulons :       <br />
              <br />
       Revenir sur la règle du 1 sur 2, parce qu’au village un instituteur, un gendarme, un postier, un infirmier c’est important. Parce que ce sont aussi des familles, des bénévoles d’associations, des clients des commerces de proximité.       <br />
              <br />
       Imposer des délais d’accès maximum aux services publics. Et d’abord à la santé, à l’école et au service public de l’emploi. Nul ne doit être à plus de 20 mn d’un accueil de médecine générale, nul ne doit être à plus de 30 mn d’un service d’urgence vitale, nul ne doit être à plus de 45mn d’une maternité : le retour sur la liberté d’installation des médecins doit être posé, le salariat des professionnels de santé accompagné, les hôpitaux de proximité protégés.       <br />
              <br />
       Aucun enfant ne doit circuler en transport scolaire plus de 1H 30 par jour, dès deux ans l’école de la République peut accueillir des élèves, la ruralité est candidate à l’expérimentation d’une nouvelle école (maison des tous petits, groupe de soutien au soutien, ateliers de philosophie..), la restauration collective doit devenir celle des circuits courts, l’environnement numérique de travail la règle.       <br />
              <br />
       Le service public de l’emploi en campagne doit être repensé et modernisé : en ruralité le chômeur est un ami à tout le moins une connaissance, nous pouvons ici individualiser les parcours de recherche d’emploi et de formation.       <br />
       Des chiffres à méditer : le télétravail c’est aujourd’hui 7% des salariés, 13% dans l’Union européenne et 20% des salariés français dans 10 ans !       <br />
              <br />
       Un nouveau modèle pour une nouvelle vie :       <br />
              <br />
       L’hyper concentration a montré ses limites. On a tous besoin de se retrouver. Et la ruralité sait depuis longtemps faire compagnie.       <br />
              <br />
       D’abord soutenir ceux qui ont tenu la baraque depuis toujours : les commerçants, les artisans et les cultivateurs qui, au fond, remplissent des missions de services publics (accès à l’information pour les points presse, accès à l’énergie pour les stations services, entretien des paysages…). Sur le modèle du contrat territorial d’exploitation (CTE), la puissance publique doit s’engager, par contrat, à soutenir ceux qui font vivre les villages.       <br />
       Ici, nous recréons des fanfares municipales, ici nous portons, papotons et finalement partageons pour mieux vivre ensemble.       <br />
              <br />
       Ici, nous savons ce qu’est l’un ! Et nous aimons la force du collectif !       <br />
              <br />
       Ici, nous voulons inventer, une nouvelle façon de faire citoyenneté parce que nos associations bouillonnent et sont en mode créatif, parce que nos concitoyens veulent participer aux grands choix publics.       <br />
              <br />
       La campagne épargne. Mais la ruralité a aussi des projets. Les banques doivent opérer une révolution culturelle, celle de la modernité. Réinvestir l’épargne locale dans les territoires c’est construire la banque des circuits courts. Loi sur le réinvestissement du crédit et Small business act ont montré qu un nouveau partenariat bancaire est possible (1300 milliard de dollars réinvestit en 30 ans dans les territoires ruraux et les banlieues aux Etats-Unis !)       <br />
              <br />
       Enfin, la campagne veut se connecter. Parce que la société numérique que nous voulons c’est aussi celle des cyber mémés du cantal qui veulent surfer sur du très haut débit, ou celle des télécentres ruraux qui font le plein de nouveaux arrivants. Parce que le marché ne peut pas tout, il importe que les citoyens s’emparent de l’outil numérique, décrypte son jargon qui éloigne, et que l’Etat impulse le modèle économique du très haut débit partout et pour tous !       <br />
              <br />
       La ruralité est moderne, elle peut rassembler pour peu qu’elle soit respectée.       <br />
              <br />
       <b>Fabien Bazin, maire de Lormes (58</b>)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.bouclier-rural.net/Un-bouclier-rural-pour-des-territoires-d-avenir_a230.html" />
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   <title>"La ruralité pâtit d'un manque de connaissance et de reconnaissance"</title>
   <updated>2012-02-11T10:13:00+01:00</updated>
   <id>http://www.bouclier-rural.net/La-ruralite-patit-d-un-manque-de-connaissance-et-de-reconnaissance_a229.html</id>
   <category term="Revue de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.bouclier-rural.net/photo/art/imagette/3819126-5722003.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-11T10:02:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Philippe Huelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un entretien avec Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.bouclier-rural.net/photo/art/default/3819126-5722003.jpg" alt=""La ruralité pâtit d'un manque de connaissance et de reconnaissance"" title=""La ruralité pâtit d'un manque de connaissance et de reconnaissance"" />
     </div>
     <div>
      Ils ne veulent plus être les parents pauvres de l'organisation territoriale en France. Mercredi 8 février, les maires ruraux ont adressé aux candidats à l'élection présidentielle un document fixant dix priorités pour la ruralité. &quot;Nous souhaitons entendre les candidats sur ces propositions, et surtout les voir passer à l'acte, et non pas les oublier une fois l'élection passée&quot;, explique Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France et maire MoDem de Gargilesse-Dampierre (Indre), qui déplore &quot;une absence de volonté politique, depuis des années, pour intégrer la ruralité à l'aménagement du territoire&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Quelles sont les difficultés que rencontrent aujourd'hui les zones rurales ?</b>       <br />
              <br />
       Les territoires ruraux sont confrontés à un manque de connaissance et de reconnaissance de la part de l'Etat. Ils sont traités avec une lecture urbaine et technocratique. Conséquence : ces zones souffrent depuis longtemps d'une absence d'aménagement du territoire qui se traduit dans tous les secteurs. Concernant la mobilité, indispensable au travail aujourd'hui, les habitants des zones rurales sont confrontés à une double peine : ils n'ont pas accès aux transports collectifs, trop chers pour des densités de population parsemées, et doivent payer un carburant au coût prohibitif. La solution serait d'utiliser les TER, mais avec les nouveaux cadencements, la SNCF a supprimé de nombreux arrêts dans des petites gares pour privilégier les longues distances.       <br />
              <br />
       Même constat en ce qui concerne les nouvelles technologies : le très haut débit est concentré dans les zones urbaines. Dans les zones périurbaines, les habitants peuvent encore avoir accès à du haut débit (512 Ko), mais au-delà, dans les zones rurales, il n'y a souvent plus de réseau du tout. Du côté de la santé et de l'éducation, on observe aussi un regroupement de l'offre médicale dans les pôles urbains, de même que pour les groupes scolaires, concentrés dans les chefs-lieux de canton.       <br />
              <br />
       Nous militons donc pour une meilleure prise en compte de la spécificité des territoires ruraux dans les politiques publiques, qui passe par le maintien de l'activité dans certains cas et son développement dans d'autres.       <br />
              <br />
       <b>Comment peut-on davantage intégrer la ruralité à l'aménagement du territoire ?</b>       <br />
              <br />
       Il manque avant tout une véritable volonté politique. Le président de la République en a fait le constat lors d'une réception avec les maires de France en 2009, lorsqu'il avait reconnu que l'aménagement du territoire était un &quot;caillou dans [son] soulier&quot;. Mais depuis, il ne s'est pas passé grand-chose. Il y a seulement eu un éphémère ministère de l'aménagement du territoire, dirigé par Michel Mercier, qui a disparu avec le remaniement ministériel de 2010. Aujourd'hui, ces problématiques sont rattachées au ministère de l'agriculture, ce qui montre une méconnaissance de ce sujet et une approche bancale. Les territoires ruraux sont loin d'être seulement des territoires agricoles. L'aménagement du territoire englobe en effet aussi la question de la cohérence et de la complémentarité entre l'urbain et le rural. Tout cela n'est pas abordé par le ministère de l'agriculture de Bruno Le Maire.       <br />
              <br />
       Nous demandons donc la mise en place d'une mission interministérielle sur la ruralité, qui touche tous les domaines, qu'il s'agisse de l'éducation, de la santé, du développement économique ou de l'agriculture. Cette problématique doit par ailleurs être intégrée dans une vision de long terme et pas seulement avant les élections, lorsque les candidats cherchent des parrainages.       <br />
              <br />
       <b>Quelles sont les principales priorités que vous fixez aux candidats à la présidentielle ?</b>       <br />
              <br />
       La principale des priorités, c'est le développement du très haut débit sur l'ensemble du territoire avant la fin du prochain mandat présidentiel, soit en 2017 au lieu de 2025 comme prévu. Il ne peut en effet pas y avoir de développement en zone rurale, ni même de maintien de l'activité, sans cet équipement.       <br />
              <br />
       Nous souhaitons aussi que la <a class="link" href="http://territoires.gouv.fr/sites/default/files/datar/charte-services-publics.pdf">charte des services publics en milieu rural</a>, signée en 2006, devienne contraignante. Aujourd'hui, elle n'est en effet pas appliquée. Par exemple, elle prévoit qu'en matière d'éducation, les élus soient informés d'une fermeture de classe deux ans avant, et que la décision soit accompagnée d'une étude d'impact, ce qui est rarement le cas.       <br />
              <br />
       Nous demandons aussi une rénovation de la politique de l'habitat, pour inciter les populations à réinvestir les cœurs de villages et limiter l'étalement urbain dans des lotissements qui accaparent des terres agricoles. Enfin, l'accent doit être mis sur la vie associative, qui souffre de moyens, et l'égalité de traitement entre les élus urbains et ruraux. Aujourd'hui, pour toutes les dotations de l'Etat aux collectivités, l'urbain reçoit deux fois plus que le rural. Nous en avons ras-le-bol d'être considérés comme des demi-portions.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/08/la-ruralite-patit-d-un-manque-de-connaissance-et-de-reconnaissance_1640599_3244.html">Propos recueillis par Audrey Garric, Le Monde, 8 février 2012</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.bouclier-rural.net/La-ruralite-patit-d-un-manque-de-connaissance-et-de-reconnaissance_a229.html" />
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